“Ici, l'économie circulaire c'est du bon sens”

“Ici, l'économie circulaire c'est du bon sens” Enora Guerinel co-fondatrice de l'incubateur Ronalpia lors de son intervention dans l'atelier ECSS.

La semaine de l'économie circulaire, sociale et solidaire a pris fin vendredi. Ce jour-là, un atelier se tenait à la CCI avec différents porteurs de projets candidats pour intégrer la future couveuse de la Chambre.

 

Deux spécialistes de l'économie circulaire, sociale et solidaire (ECSS) venant de métropole sont intervenus pour accompagner les entrepreneurs mahorais dans l'élaboration de leur projet. L'ambiance était studieuse vendredi dans la salle de conférence de l'hôtel consulaire. Bien implantée en métropole, l'ECSS émerge à peine dans le 101ème département. Mais le potentiel est très intéressant. C'est l'opinion que partagent Laurent Georgeault, chargé de mission à l'institut d'économie circulaire et Enora Guerinel co-fondatrice de l'incubateur Ronalpia. “On est dans un territoire insulaire donc la problématique de gestion des ressources”, explique Laurent Georgeault. Cela concerne par exemple la récupération et la réparation de l'électroménager. “Mais ici, l'économie circulaire c'est du bon sens tandis qu'en métropole on a oublié cela”, ajoute-t-il. En effet, les contraintes territoriales étant plus fortes, selon le spécialiste, elles obligent la population à trouver des solutions circulaires. “L'île peut devenir un laboratoire très intéressant dans ce domaine”, affirme-t-il. Avant cela, une coopération territoriale est nécessaire entre les différents acteurs locaux (associations, entreprises, administrations). “La proximité est importante également mais ici elle est de fait. Enfin, une volonté politique porte est indispensable” résume Laurent Georgeault.

 

Dans l'économe sociale et solidaire, le constat est le même quant aux besoins. “Ils sont importants ici notamment en ce qui concerne les jeunes mais les seniors également”, explique Enora Guerinel. “On est certes au stade embryonnaire mais déjà des projets montrent un potentiel intéressant”, explique-t-elle. Plusieurs projets font déjà figure d'exemple comme celui de l'association ORO qui ambitionne de produire des bacs de tri avec des matériaux locaux ce qui éviterait d'importer des bacs en plastique de l'extérieur. À noter aussi, un projet de valorisation du patrimoine mahorais en faisant intervenir des grands-parents dans un gite touristique où ils pourraient mettre en avant la culture et les traditions mahoraises en plus de les faire perdurer sans oublier l'aspect vertueux en termes de création d'emploi.

Abonnement Mayotte Hebdo