Aussi minuscules soient-elles, « les nations ont besoin de mythes pour se forger », disait un grand érudit français, et « n’importe quoi peut être utilisé pour y parvenir », y compris les pires inepties. C’est ce qui se passe en ce moment sur le territoire voisin de l’Union des Comores. Une accentuation notable est observable depuis le début de l’année, à l’approche des célébrations du 50e anniversaire de sa création.
En raison de son franc-parler et de la force de conviction avec laquelle elle défend ses opinions (en particulier ce qu’elle considère être les intérêts supérieurs de Mayotte et des Mahorais), la députée Estelle Youssouffa est devenue la cible privilégiée des internautes comoriens sur la blogosphère, qu’ils soient résidents des trois îles ou membres de la diaspora — à Mayotte, dans l’Hexagone ou à l’international. Mayotte (sans ses habitants) est la grande pitance de tous ceux et celles qui n’ont pas d’occupation particulière et, pour l’essentiel, d’hommes politiques en marge du pouvoir. S’y ajoute le wagon des « intellos », parmi lesquels certains s’attribuent des titres universitaires ronflants qu’ils n’ont jamais obtenus…
Journaliste politique & économique




































