Le premier tour des élections municipales s’est tenu dimanche sur l’île de Mayotte. Plusieurs maires sortants arrivent en tête, tandis que trois candidats LR sont élus dès ce premier scrutin. Le second tour se tiendra le 22 mars dans les bureaux de vote pour départager les candidats encore en lice.
Ce week-end s’est tenu le premier tour des élections municipales à Mayotte. Un scrutin particulier puisque les mandats municipaux qui en découleront dureront exceptionnellement sept ans. Cette prolongation vise à éviter un chevauchement avec l’élection présidentielle prévue en 2032.
Parmi les treize maires sortants qui se sont représentés devant les électeurs, une large majorité arrive en tête à l’issue de ce premier tour. À Tsingoni, Hamada Issilamou obtient 31,36 % des voix. À Dzaoudzi-Labattoir, Mikidache Houmadi recueille 36,48 % des suffrages exprimés. À Mtsamboro, Laïthidine Ben Saïd arrive en tête avec 26,39 %.
Même situation à Sada, où Houssamoudine Abdallah totalise 41,32 % des voix, ainsi qu’à Dembéni, où M’Moudjibou Saïdi obtient 32,29 %. À Bandrélé, Ali Moussa Moussa Ben arrive en tête avec 41,45 %, tandis qu’à Ouangani, Youssouf Ambi recueille 40,47 % des suffrages.
Ces résultats traduisent cependant des réalités contrastées selon les communes, plusieurs candidats restant en situation de ballottage dans des configurations parfois serrées.
Dès ce premier tour, trois candidats ont toutefois réussi à obtenir la majorité absolue, évitant ainsi un second tour. Tous sont issus de la formation politique Les Républicains : Saïd Maanrifa Ibrahima à Mtsangamouji, Madi Ousseni Mohamadi à Chiconi et Ambdilwahedou Soumaïla à Mamoudzou, chef-lieu du département.
Leur victoire dès le premier tour leur confère un avantage important au sein de leurs conseils municipaux respectifs. Avec une majorité claire, ils pourront plus facilement constituer leur équipe municipale et engager rapidement leurs premières décisions.
Dans certaines communes, d’anciens maires pourraient également faire leur retour. À Acoua et à Koungou, Ahmed Daroueche et « Raos » arrivent en tête avec une majorité relative, laissant entrevoir une possible alternance lors du second tour.
Pour les autres communes, rien n’est encore joué. Si certains candidats disposent d’une avance confortable, plusieurs villes se dirigent vers des seconds tours serrés, parfois dans des configurations de triangulaire, voire avec davantage de listes encore en lice. Les Mahorais seront donc de nouveau appelés aux urnes le 22 mars prochain pour élire leurs futurs maires.
Journaliste, aussi passionné par les paysages de Mayotte que par sa culture. J’ai toujours une musique de rap en tête.




































