Au nord-est de Grande-Terre, à Mayotte, se situe la commune de Koungou. Elle se trouve à proximité de Mamoudzou, le principal centre administratif et économique de l’île. Selon les données de Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), Koungou est la deuxième commune la plus peuplée du territoire. Sa population connaît une croissance très rapide. Cette évolution entraîne plusieurs défis. L’urbanisation progresse rapidement. Les besoins en logements et en infrastructures augmentent. Les services publics sont fortement sollicités. La commune fait aussi face à des difficultés sociales importantes. Une grande partie de la population vit dans des quartiers prioritaires. Dans ce contexte, la gouvernance locale est également un enjeu. Plusieurs candidats se succèdent pour assurer la gestion et la direction de la commune. Les élections municipales deviennent ainsi un moment important pour répondre aux attentes de la population.
M’Dallah Mahamoudou (LDIV)
Liste : Equipe pour l’avenir de Koungou
Flash-Info : Quel lien entretenez-vous avec la commune ?
M.D.M : Je suis un père de famille. J’ai tout à fait à Koungou. J’ai commencé l’école à Koungou. J’y ai vécu. Je suis aussi natif de Mayotte. J’ai passé toute ma vie à Longoni. Je suis profondément attaché à cette commune, c’est ici que je me suis construit. J’y ai des attaches particulières, mais j’ai aussi exercé des responsabilités dans des instances. Je suis proche de la population. J’ai commencé dans le commerce pour finir par conseiller des chefs d’entreprise dans le BTP à Koungou. J’ai intégré la commune en tant que directeur de cabinet en 2015, où j’ai trouvé une commune complètement affaiblie. Mon rôle a été de rétablir le dialogue et de continuer à stabiliser l’action municipale. Si je me présente, c’est que Koungou est une des communes majeures de Mayotte avec un potentiel énorme. Koungou est le poumon économique de Mayotte, notamment avec le projet structurant qu’est la Communauté économique du Nord. On ne peut pas improviser. Suite à mon poste en tant que directeur de cabinet, j’ai aussi pris au NEMA qui connaissait une situation compliquée. Ces expériences me poussent à affirmer que j’ai la capacité de gérer et d’accompagner la commune dans la démarche de développement économique entre les partenaires européens.
F.I. : Selon vous, quelle est la problématique centrale de la commune ?
M.D.M : La problématique centrale est l’anticipation et l’organisation d’une commune. La population augmente de façon exponentielle. Nous sommes de l’Europe avec le taux de natalité le plus élevé. La jeunesse doit être sécurisée, il faut une politique d’insertion et de formation claire. Nous devons également nous battre pour créer une cohésion entre cette jeunesse, nos aînés et les personnes à mobilité réduite. Donner des perspectives pour ne pas fragiliser la commune. Nous devons réussir en protégeant la commune.
F.I. : Que pensez-vous pouvoir apporter à la commune ?
M.D.M : Les habitants de Koungou devraient voter pour moi. Je suis une personne proche de ma famille, proche de tout le monde. Je me présente aussi avec une équipe qui a des expériences. J’ai des femmes d’expérience et des hommes compétents, des ingénieurs, des instituteurs, j’ai des gestionnaires en finance. Hautement symbolique, j’ai également des sociologues. J’ai une équipe à la hauteur, une équipe engagée et volontaire. Nous voulons une commune proche de sa population, une commune protégée.
F.I. : Si vous êtes réélu, que mettrez-vous en place la première année ?
M.D.M : Nous allons réorganiser les services de la commune. Beaucoup de maires se trompent en pensant que l’État a besoin des communes, alors que c’est souvent l’inverse. Le manque d’ingénierie affaiblit de nombreuses communes. Il est donc essentiel de renforcer les pôles et de vérifier l’ingénierie. Nous mettrons en place un organigramme clair et fonctionnel. Nous commencerons par assurer la continuité des actions, notamment en suivant le Plan pluriannuel d’investissement (PPI) déjà réalisé. Nous structurerons les services pour les jeunes et mettrons en place des plans de formation. Le CCAS sera solidifié et les projets seront conduits avec l’ingénierie nécessaire pour traiter l’essentiel des dossiers. Koungou est une commune où l’éducation est une priorité. L’obligation de scolariser tous les enfants sera renforcée. Dès la première année, nous poserons les bases d’une commune organisée, avec des mesures concrètes d’insertion et de formation.
Farda Rachid (LDIV)
Liste : Ensemble construisons le Koungou de demain
Flash-Info : Quel lien entretenez-vous avec la commune ?
Farda Rachid : Je suis une enfant de la commune, revenue il y a 15 ans, après des études en métropole. Je suis mère de famille, élue, je suis les problèmes. Je suis partie en métropole pour les études. Aujourd’hui je suis mère de famille et une élue de terrain. Je connais les problématiques de notre commune.
F.I. : Selon vous, quelle est la problématique centrale de la commune ?
F.R. : Une des plus grosses problématiques est liée à la violence et à l’insécurité. On travaille énormément sur le terrain, ce sont des violences juvéniles. On a prévu de mettre en place un centre social pour encadrer ces jeunes, leur apprendre à vivre ensemble. Les jeunes de Majicavo ne vont pas à Koungou, ceux de Koungou ne vont pas à Trévani, etc., ce qui fragilise la commune. Je sais qu’on ne pourra pas tous les rassembler. Nous savons que ces jeunes sont écoutés par des personnes spécifiques : des grands frères, des présidents d’association ou des parents. Il faut un lien entre les différents villages, une démarche déjà entamée et déjà en discussion. L’idée est d’avoir une cohésion sociale et de les accompagner au niveau de la recherche d’emploi, et trouver des passerelles entre les entreprises déjà existantes dans la commune. Mettre des clauses d’insertion au sein des marchés publics. Nous avons prévu dans notre plan de développement territorial un continuum éducatif pour récupérer ces jeunes depuis la maternelle. Il y a une problématique d’éducation des parents de la part de certains, les garder au périscolaire. Collège, lycée : les aider au niveau de l’aide aux devoirs, rappeler, ne pas…
F.I. : Que pensez-vous pouvoir apporter ?
F.R. : J’ai fait partie de la municipalité. Pendant deux ans j’ai été adjointe au maire, j’ai compris où étaient les limites. Je suis une femme, j’ai potentiellement une vision qui diffère de ce qui a été entrepris. Mon côté jeune me permet d’avoir une proximité avec la jeunesse qui n’existe pas aujourd’hui. Je suis mère de famille, je vois les difficultés liées aux enfants, les problématiques liées aux grands-parents, une vision qui diffère des hommes. J’ai été au cœur de la municipalité, j’ai fait des propositions qui n’ont pas été acceptées, j’ai envie d’aller plus loin. On parle souvent de Koungou pour ses violences, j’ai envie de changer cette image. Ça fait un an, deux ans que nous travaillons sur ce plan. La plupart des candidats n’ont pas été au cœur des problématiques, car les solutions proposées sont assez globales. Avec une équipe diversifiée, nous avons des médecins, des cadres, des professeurs. Une équipe qui représente la population. Des personnes qui savent chercher des financements, comme des personnes non politiques qui ont envie de changer les choses.
F.I. : Si vous êtes élue, que mettrez-vous en place la première année ?
F.R. : La première chose, c’est le centre social. La première année, il sera mobile pour arrêter cette violence. Tant qu’on n’aura pas arrêté cette violence, rien ne pourra fonctionner. Ce sera mon cheval de bataille sur cette commune, une problématique qui touche toute Mayotte. Construire des écoles sans maîtriser cette violence ne sert à rien. Il faut former et encadrer ces enfants. Certains ont des traumatismes liés à des parents qui ont été renvoyés, ou sont livrés à eux-mêmes ou à la famille. Ces enfants n’ont pas pu s’exprimer. Cela peut devenir un problème demain. Nous les avons ciblés et nous voulons proposer ce centre social pour retrouver la paix dans notre commune.
Ibrahim Moussa Mroivili (LDVD)
Liste : Ensemble Plus Loin Encore
Flash-Info : Quel lien entretenez-vous avec la commune ?
Ibrahim Moussa Mroivili : Koungou est ma commune. C’est aussi celle de mes parents et une partie importante de mon histoire. J’y suis né et j’y ai grandi. J’y ai vu les réalités de nos villages, leurs difficultés, mais aussi l’énergie et le potentiel de leurs habitants. Depuis plusieurs années, j’observe les attentes de nombreux habitants qui restent sans réponse. Dans le même temps, la commune continue de faire face à différentes difficultés, malgré ses atouts économiques, sociaux et culturels. C’est dans ce contexte que s’inscrit mon engagement. Je souhaite apporter du sérieux, de la méthode et une nouvelle dynamique pour contribuer au développement de Koungou. Je suis père de famille et j’ai quatre enfants. Je suis également entrepreneur. Mon parcours m’a amené à gérer des projets, à prendre des responsabilités et à rechercher des solutions concrètes. Aujourd’hui, je souhaite mettre cette expérience au service de notre commune.
F.I. : Selon vous, quelle est la problématique centrale de Koungou ?
I.M.M. : Je résume la problématique centrale de la commune ainsi : Koungou connaît une très forte croissance démographique. En revanche, les infrastructures, les services publics et l’organisation municipale n’ont pas évolué au même rythme. Je pose donc la question suivante : comment accompagner la croissance rapide de la commune et faire en sorte qu’elle devienne un territoire mieux organisé, mieux équipé et capable d’offrir des perspectives à sa population ?
F.I. : Que pensez-vous pouvoir apporter ?
I.M.M. : Je crois que notre équipe peut apporter quatre choses essentielles à Koungou : du renouveau, du sérieux, de l’organisation et une vision claire pour l’avenir. La commune a un potentiel immense, mais les habitants attendent des résultats concrets. Je me présente comme candidat parce que je pense que Koungou peut faire mieux. Je veux mettre mon énergie, mon expérience et ma détermination au service des habitants. Je souhaite travailler avec tous les Koungais, avec les associations, les jeunes et les forces vives de la commune, pour construire une ville plus organisée, plus digne et tournée vers l’avenir. Nous ne faisons pas de la politique pour des intérêts personnels, mais par conviction. Mon engagement est clair : remettre la commune au travail et redonner confiance aux habitants.
F.I. : Si vous êtes élu, que mettrez-vous en place la première année ?
I.M.M : Si je suis élu, je réhabiliterai les écoles fermées depuis Chido. Je lancerai la construction de salles de classe modulaires à Longoni, Koungou Maraîcher et Koropa 3. Je mettrai en place un guichet jeunes pour accompagner les jeunes en situation de précarité et de décrochage scolaire. Je lancerai un plan de formation pour 100 jeunes aux métiers du sport et de l’animation. Je mettrai en œuvre le projet de construction de deux bureaux de police municipale, un à Majicavo et un à Longoni.
Journaliste, aussi passionné par les paysages de Mayotte que par sa culture. J’ai toujours une musique de rap en tête.




































M’Dallah Mahamoudou (LDIV)
Farda Rachid (LDIV)
Ibrahim Moussa Mroivili (LDVD)