Les promesses électorales ne riment pas forcément avec des projets réalisés. Mayotte a intégré les rangs de ces collectivités locales françaises où des infrastructures en construction ne sont jamais finalisées. Et lorsqu’elles le sont, elles tombent très rapidement en désuétude faute d’entretien. Ces reliques, symbolisant les promesses électorales non tenues, ont hélas le défaut de creuser des trous abyssaux dans les finances publiques, que l’électeur d’hier, d’aujourd’hui et de demain aura l’obligation de reboucher à coups d’impôts et de taxes nouvelles.
La vanité de certains élus locaux, déguisée en ambitions électoralistes, s’avère souvent très coûteuse pour les contribuables mahorais. À chaque équipe municipale ou départementale qui s’installe aux manettes du pouvoir, ses bourdes et ses dérives inexplicables, si ce n’est qu’elles permettent de gagner une élection. Et tant pis si celles-ci se transforment en bourbier inextricable pour les politiciens qui les portent.
En ces temps de campagne électorale où les fleuves de promesses invraisemblables débordent aisément de leur lit (à l’instar de la Garonne et de la Charente cette semaine), certains mensonges politiques ne tardent pas à rattraper leurs
Au temps de la toute-puissance des grandes formations politiques (MPM et RPR), qui polarisaient naguère l’attention du public dans l’archipel, ce type de promesses pouvait finir par se matérialiser un jour grâce au consensus qui pouvait se dégager entre majorité et opposition dans l’intérêt général du territoire.
« Ce temps-là est hélas bien révolu et n’a aucune chance de retrouver un jour droit de cité, parce que, de nos jours, tout est question d’ego et rien d’autre. L’exercice d’un mandat électoral, particulièrement communal ou intercommunal, n’est une affaire de groupe que pour un temps très éphémère, le temps que la tête de liste prenne ses marques. Une fois que c’est fait, il n’y a plus d’unité : il concentre le pouvoir sur sa personne et s’appuie sur deux ou trois fidèles avec lesquels il prendra toutes ses décisions dans l’arbitraire jusqu’au terme de son mandat », indique « Majic », un coach sportif habitué de ce lieu
Journaliste politique & économique




































