E. Chakrina veut porter plainte contre les auteurs d'un montage vidéo

E. Chakrina veut porter plainte contre les auteurs d'un montage vidéo

Une polémique vient d'éclater hier sur les réseaux sociaux. Un internaute a ressorti une vidéo du candidat des Républicains Elad Chakrina dans laquelle il a tenu des propos sécuritaires qui ne sont pas au goût de tout le monde. Ce dernier a d'ores et déjà affiché son intention de porter plainte. 

En pleine campagne électorale pour le second tour des élections législatives, le candidat des Républicains dans la circonscription du nord, Elad Chakrina a annoncé vouloir poursuivre en justice les auteurs d'un montage vidéo de divers propos qu'a tenu l'homme politique sur l'antenne de Kwezi TV le 18 juillet 2016 au lendemain des attentats de Nice. "Suite à la publication d'un montage grossier et ignominieux visant à travestir et à caricaturer des propos, j'annonce que je porterai plainte contre les auteurs de cette opération soigneusement orchestrée par mes adversaires politiques. Je porte un projet de fond pour Mayotte et je ne laisserai ni la diffamation ni la calomnie nous détourner des sujets qui concernent les Mahorais", a-t-il annoncé sur les réseaux sociaux.

"Il faut réarmer la population"

Dans cette vidéo, on voit le candidat à la députation souhaiter une coopération du 101ème département avec Israël sous-entendant que les deux territoires font face à une situation plus ou moins équivalente notamment au niveau de l'insécurité. Visiblement touché par l'attaque terroriste de Nice qui a fait plus de 80 morts, l'avocat au barreau de Mayotte a fait ce parallèle pour justifier un virage sécuritaire : "Israël est en guerre depuis 60 ans, Israël vit sous les bombes, Israël vit par désinformation continue en permanence (sic). Et c'est le cas de Mayotte puisque si on fait le parallèle, nous ne sommes pas reconnus dans notre région par les pays qui nous environnent, en tout cas certains pays. Nous sommes aussi dans un environnement hostile", estimait le fondateur du Cosem (Conseil de quartier pour la sécurité de Mayotte) sur l'antenne de nos confrères de KTV.  

"Évidemment leur état d'esprit il est le suivant, c'est qu'il y a un service militaire pendant trois années en Israël. Il y a constamment une surveillance sur les frontières. Il y a évidemment une menace terroriste qui est en alerte permanente (…). Je pense qu'il faut créer avant de réintroduire le service militaire, un nouveau BSMA (bataillon du service militaire adapté) avec (…) une idéologie de guerre puisque c'est bien ça dont il s'agit, réarmer la population, commencer à lui faire comprendre qu'à partir de maintenant, il est absolument intolérable de commencer à penser qu'on pourrait vivre sous une présence d'individus susceptibles de nous poser des bombes et pourquoi pas envisager une coopération régionale avec Israël parce qu'après tout c'est un pays qui nous permettrait parfaitement bien de nous adapter à des situations comme celle-ci", a conclu l'homme politique lors de son intervention télévisée. 

Si ces paroles risquent de ne pas plaire à tout le monde et peuvent être jugées de populistes, elles peuvent néanmoins trouver un écho au sein d'une partie de la population exaspérée par l'immigration clandestine. Contacté par téléphone Elad Chakrina n'a pas souhaité en dire plus expliquant vouloir s'en tenir à sa déclaration formulée sur son profil Facebook.

 

 

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