Quand le « Dixmude » capte l’attention des Mahorais

Des scolaires, des marsouins du RSMA de Combani, des jeunes sapeurs-pompiers, mais également des cadets de la gendarmerie ont été invités à visiter le porte-hélicoptères Dixmude, en présence de la presse mahoraise. Une escale qui aura marqué les esprits du côté de la population civile, venue en masse sur la nouvelle place de France à Dzaoudzi assister à l’hommage solennel aux morts, présidé par le préfet de Mayotte, en présence des commandants du Dixmude et des forces armées sur l’île, sous le son des cornemuses de quelques éléments du Bagad de Lann-Bihoué. Un moment empreint d’émotion.

Le porte-hélicoptères amphibie Dixmude a fait escale dans le lagon très tôt jeudi matin. Sa venue dans les eaux mahoraises avait officiellement été annoncée depuis plusieurs jours par le préfet de Mayotte, mais aussi par les forces armées. C’est la toute première fois que ce bâtiment fait relâche dans la rade de Dzaoudzi, renouant ainsi avec un passé où des navires de guerre de cette importance faisaient des passages réguliers sur l’île.

Quand le « Dixmude » capte l’attention des Mahorais

C’est dans le cadre de la « mission Jeanne d’Arc » (formation des élèves officiers de l’École navale) que le Dixmude est venu présenter aux Mahorais différentes missions de la Marine nationale, dont le rayonnement de la France dans le monde. « Faire comprendre ce que fait la Marine, pourquoi elle existe et quelles capacités elle met en œuvre : la mission Jeanne d’Arc est en cela un excellent moyen de montrer l’ensemble du dispositif de la Marine nationale, que ce soient des moyens aéronautiques ou de projection de forces », explique l’enseigne de vaisseau de 1re classe en charge des relations avec la presse.

À son bord, le Dixmude embarque un groupement tactique embarqué de l’armée de Terre, composé notamment de forces du 3e Régiment d’infanterie de marine, pouvant être mises en œuvre dans le cadre de ses capacités amphibies. « En d’autres termes, la capacité de projeter des marins, des soldats, du matériel médical, des vivres vers la terre pour assurer des missions de soutien, d’assistance ou de projection de forces », renchérit l’officier.

Quand le « Dixmude » capte l’attention des Mahorais
Un étalage de véhicules militaires, d’hélicoptères et de haute technologie pour donner un aperçu aux jeunes
Mahorais des moyens que peut déployer l’armée française pour défendre ses intérêts stratégiques dans l’océan
Indien.

Le Dixmude est un navire doté d’une importante capacité d’action et d’interaction en mer, largement expliquée à de nombreux scolaires (collèges, lycées, pôle aéronautique, cadets de la gendarmerie, jeunes sapeurs-pompiers et marsouins du Régiment du Service Militaire Adapté de Combani) à l’occasion d’une visite guidée d’une heure dans la matinée. À noter que ce navire compte parmi son personnel une quinzaine de membres originaires de Mayotte.

Des scolaires revenus sur la terre ferme avec des rêves plein la tête

« Évidemment, nous avons l’intention de faire comprendre aux gens ce que nous faisons, de susciter de l’intérêt, et peut-être l’espoir que certains d’entre eux seront inspirés par ce qu’ils ont vu et souhaiteront par la suite s’engager dans la Marine nationale », reconnaît le communicant du Dixmude.

L’année 2026 est un moment particulier pour la Marine française, qui célèbre ses 400 ans d’existence. D’où une volonté de faire découvrir à ses troupes des territoires non visités depuis 20 ans, et de rappeler qu’elle représente l’ensemble du territoire national, avec la volonté d’être présente et visible partout en France.

Message reçu cinq sur cinq par les collégiens et lycéens qui ont eu la chance de visiter le Dixmude, à l’image de Saïd Nassim, élève en classe de 2de aéronautique à Pamandzi, émerveillé par cette sortie scolaire à bord du porte-hélicoptères amphibie : « Nous avons découvert des choses que nous ignorions, comme les hélicoptères Gazelle et NH90, ainsi que les drones de la Marine nationale, le pont d’envol, etc. » À titre personnel, il se verrait bien un jour marin, par goût de l’aventure et de la mécanique.

Quand le « Dixmude » capte l’attention des Mahorais
La découverte des différents hélicoptères embarqués à bord du « Dixmude » a suscité des vocations futures parmi
les lycéens du pôle aéronautique de Pamandzi.

Scolarisé au lycée de Petite-Terre, Abdourane retiendra de sa visite sur le Dixmude une occasion très rare de découvrir un navire de cette envergure, qui se déplace rarement dans nos eaux : « Cela nous a permis de découvrir plein de choses qui nous donnent encore plus envie de nous impliquer dans l’apprentissage des métiers de l’aéronautique. » Une nouvelle vocation est née en lui : devenir pilote d’hélicoptère, dans le militaire ou le civil, notamment pour les évacuations sanitaires.

Des hélicoptères qu’il a pu approcher de près, monter à leur bord, découvrir leurs différentes tailles et comprendre leur utilité. Ces élèves, issus de différents établissements du second degré, ont regagné la terre ferme après une heure d’émerveillement dans les entrailles et sur le pont du porte-hélicoptères amphibie Dixmude, conscients de la chance qui leur a été donnée par les autorités de l’Éducation nationale et le commandement des forces armées.

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