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Chirongui : Bihaki Daouda, un édile pour une nouvelle idylle ?

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Discorde à la mairie de Mamoudzou

Rien ne va plus à la mairie de Mamoudzou. L’opposition sort les griffes via un courrier envoyé le 23 avril, demandant au maire de réunir les conseillers municipaux. Le courrier signé par neuf d’entre eux pointe du doigt la politique de la mairie pendant la crise sanitaire. L’équipe du maire Mohamed Majani dénonce un coup politique.

La coalition créée par Andhounani Saïd a complètement volé en éclats avec sa condamnation, le mardi 3 mai, pour prise illégale d’intérêts, détournement de fonds et favoritisme. Quinze jours plus tard, une nouvelle majorité s’est refondée autour de Bihaki Daouda, cadre stratégique de 44 ans, élu maire ce mardi.

À Chirongui, les amitiés d’hier ne sont pas forcément celles d’aujourd’hui ! Amis et colistiers aux élections municipales de 2020, Bihaki Daouda et Youssouf Madi se sont retrouvés à briguer la même place, celle du maire de Chirongui, ce mardi matin. Le poste était laissé vacant depuis qu’Andhounani Saïd a été démis de ses fonctions par la justice (voir Flash Infos du mercredi 4 mai). L’affaire judiciaire a laissé des traces dans la mairie et la majorité autrefois soudée n’y a pas résisté, permettant à Bihaki Daouda, cadre stratégique à la Sécurité sociale, de sortir de la mêlée.

Face à son ancienne tête de liste, Youssouf Madi, il obtient 17 voix sur 29. “Je voulais gagner. J’ai tout fait pour”, admet le nouveau premier magistrat. Âgé de 44 ans, il a réussi à fédérer des conseillers municipaux à la fois de la majorité (Maesha, la Droite solidaire et au moins deux élus LR) et de l’opposition. Un temps pressenti, le maire par intérim Youssouf Abdallah (Les Républicains) n’a pas souhaité se porter candidat au vu de l’éclatement de son groupe. “Je passe dans l’opposition”, reconnaît-il, en n’excluant pas la possibilité de se présenter en 2026.

Une municipalité à redresser

Une fois à son poste, la tâche s’annonce difficile pour le nouveau maire, qui hérite d’une collectivité ébranlée par la gestion d’un Andhounani Saïd aujourd’hui déchu. “Je sais que les derniers mois ont été une dure épreuve », déclare Bihaki Daouda, espérant que son mandat transforme “ces derniers temps en mauvais souvenir”.  Et il donne quelques idées pour essayer de restaurer la confiance des habitants de la ville de 9.000 habitants. “Dans l’immédiat, il s’agit de faire un état des lieux, que ce soit au niveau des ressources financières que des ressources humaines, dans l’organisation des services. Puis, tout de suite, voir les chantiers qui sont en cours puisqu’il y en a pas mal dans la commune. Il faut se mettre en action. On n’a que quatre ans devant nous”, prévient-il.

Fort de sa nouvelle coalition, il établit déjà ses priorités, citant “la solidarité et la justice sociale” en premier lieu. Il compte prêter une attention toute particulière au service public, à l’éducation, “une priorité dans notre commune”, mais aussi “à la consultation et la participation”. Il se proclame ainsi conscient “qu’il y a beaucoup à faire”.

 

Huit adjoints également élus ce mardi

L’élection des adjoints a été assez rapide, puisqu’une seule liste était présentée, tandis que les élus désormais dans l’opposition ne sont pas restés. Ancien adjoint d’Andhounani Saïd, Dhoifir Mkadara devient premier adjoint de la nouvelle équipe municipale. Abdillah Momedi prend la place de deuxième adjoint. Élus d’opposition, Daniel Moussa et Ismaëla Mderemane Saheva rejoignent la majorité aux troisième et quatrième postes d’adjoints. Les quatre dernières places reviennent à des femmes : Hissani Jean-René (5ème), Nouanti Dini (6ème), Djamalia Antoissi (7ème) et Intia Abdallah (8ème).

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