Bacar Ali Boto craint une "guerre imminente"

Bacar Ali Boto craint une "guerre imminente"

L'adjoint au maire de Mamoudzou, le socialiste Bacar Ali Boto, a fait une déclaration le 6 octobre dernier sur les réseaux sociaux en réaction au contexte actuel qui pèse autour de la problématique de l'immigration clandestine. Loin de calmer les tensions, l'élu local parle sans détour de "guerre imminente" entre Mahorais et Comoriens. Ci-dessous le texte dans son intégralité publié par l'intéressé sur son compte Facebook.

"Actuellement, les Mahorais ne se demandent plus si la guerre civile ou guerre de libération pouvant les opposer à leurs voisins installés frauduleusement à Mayotte aura lieu, mais plutôt quand est-ce que cette guerre va-t-elle se déclencher ? En effet, tous les ingrédients sont réunis pour une telle déflagration. Ainsi, les Mahorais considèrent que cette confrontation impitoyable reste inévitable. Certes, les Mahorais sont traditionnellement et de nature très tolérants et pacifistes. Mais ils ont démontré dans le passé que lorsque leurs intérêts vitaux se trouvent en danger, aucune force ne peut les arrêter. Et pour se défendre, ils ne reculent devant aucun sacrifice, y compris devant le sacrifice suprême, la mort. Or, les Mahorais se sentent aujourd'hui menacés jusqu'à leur propre existence par cette immigration massive, clandestine et guerrière. De même, l'examen de l'évolution des événements ne laisse aucun doute, les Mahorais sont psychologiquement et matériellement prêts au combat et ont hâte à en finir. Cet état d'esprit est renforcé par la triste et regrettable conviction selon laquelle l'État, notre État aurait choisi son camp, celui de l'Ennemi. Fantasme ou réalité ? Hélas, peu importe ; la masse y croit dure comme fer. La situation est d'autant plus préoccupante que les clandestins et leurs soutiens ont le sentiment justement de bénéficier de la complicité et de la protection des pouvoirs publics étatiques. D'où les multiples actes de provocation observables quotidiennement de la part de nos assaillants. Il semble également que de leur côté ces derniers ne cherchent que la moindre opportunité pour exprimer leur talent de guerriers féroces et infatigables. Peut-on encore éviter cet embrasement généralisé annoncé ? Seuls les gouvernements français et comorien détiennent la réponse à cette question. En effet, dans cette bataille fratricide la France et l'Union des Comores représentent respectivement l'arbitre central et l'arbitre de touche. Espérons qu'ils décident de stopper cette spirale infernale avant qu'il ne soit trop tard."

 

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