La Convalescence, quartier sensible

La Convalescence, quartier sensible

Les policiers viennent de contrôler un adolescent qui se promène avec des chiens. Problème : le jeune homme n’a pas ses papiers et il se montre peu coopératif. Ils seront obligés de procéder à son interpellation, afin de vérifier son identité. Mais les regards hostiles envers la police se découvrent… Ancien quartier résidentiel plutôt bon teint, la Convalescence est devenue en quelques années un “coupe-gorge” où il ne fait pas bon circuler seul de nuit. Tas de détritus qui jonchent le sol, route défoncée, jardins abandonnés au grillage défoncé, maisons de la Sim “hantées”, dédale de sentiers qui se perdent et se rejoignent, absence totale d’éclairage nocturne, le quartier a perdu toute son attractivité. Fin 2014 une succession de faits divers a obligé les autorités à réagir et à attraper une bande locale qui terrorisait les habitants. Il faut dire que le quartier, situé sur une crête collinaire est cerné par des bangas informels en tôle sur ses flancs. Le nombre de mineurs isolés serait ici plus élevé que la moyenne. Les bandes de jeunes qui circulent ne sont pas rares et si tous ne sont pas des délinquants, ils participent néanmoins au sentiment d’insécurité. La directrice de cabinet du préfet a déjà pris contact avec le maire de Mamoudzou pour régler ce problème d’éclairage, les forces de l’ordre ont fait remonter la cartographie des zones à risque la nuit. Pour Mme Ghilbert-Bézard, cette venue sur le terrain est “avant tout pour encourager les missions des policiers qui sont présents au quotidien sur le terrain”. Il s’agit de “sécuriser au maximum les personnes qui reviennent de leur travail”. Selon elle, on est à Mayotte “au-delà du sentiment d’insécurité”, il s’agit d’une insécurité qui est “réelle”. Toutefois elle estime que les effectifs de la police et de la gendarmerie sont suffisants, surtout avec le récent renfort de gendarmerie. “On a des effectifs calibrés, explique-t-elle avant d’ajouter, il y a 7 patrouilles de de police le soir pour surveiller sur Mamoudzou”.

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