Le procès du Syndicat intercommunal des eaux et de l’assainissement de Mayotte (SIEAM) s’est ouvert lundi 19 janvier devant le tribunal correctionnel. Prévu pour durer jusqu’au mardi 27 janvier, il pourrait se prolonger au regard de la densité du dossier et du nombre de prévenus appelés à la barre. En toile de fond : des soupçons massifs de favoritisme, de fractionnement illégal de marchés publics et de gestion défaillante, dans un territoire déjà durablement frappé par la pénurie d’eau.
Un signalement de la Chambre régionale des comptes à l’origine des poursuites
Dès la première journée d’audience, la cour est revenue sur l’origine de l’affaire : un signalement de la Chambre régionale des comptes (CRC) de Mayotte, daté du 4 juillet 2018. Le rapport décrit un « système frauduleux » reposant notamment sur le fractionnement artificiel des commandes publiques, permettant d’éviter les procédures de mise en concurrence prévues par le code des marchés publics.
La CRC pointe également une gouvernance jugée défaillante, marquée par une concentration des décisions, une politique salariale qualifiée de « très généreuse », et des investissements inefficaces, à l’image du site de Dembéni, qui ne fonctionnait qu’à 20 % de sa capacité plusieurs années après sa mise en service. En 2015, le syndicat affichait par ailleurs 11 millions d’euros d’arriérés de paiement…
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