3 mois avec sursis pour avoir détenu une arme de guerre HS

3 mois avec sursis pour avoir détenu une arme de guerre HS © NeydtStock

Un jeune homme d'une vingtaine d'année était jugé mercredi dernier pour avoir était en possession d'un famas (fusil mitrailleur de l'armée française). L'arme en question avait été signalée comme perdue en mer en 2012. Lors d'une opération maritime de l'armée, un bateau a chaviré à cause des intempéries. Et c'est lors de cet incjugeent que le fusil est tombé à l'eau. Les recherches n'avaient pas permis de le retrouver. C'est seulement quelques années plus tard que des jeunes l'ont retrouvé à marée basse en Petite-Terre. D'après le prévenu, ancien pensionnaire du BSMA (bataillon du service militaire adapté), ils lui auraient donné l'arme rongée par la corrosion. Hors-service, le famas ne présentait aucun danger. Le jeune homme aurait essayé de le vendre comme "souvenir" ou "décoration". Les forces de l'ordre interpelleront le prévenu en état d'ébriété et en possession de l'objet. "Je n'avais pas l'intention de faire du mal", déclarait-il. "Oui mais il fallait déposer l'arme à la gendarmerie", lui indique le juge.

 

"Il s'agit d'une arme, certes HS mais elle reste impressionnante. Et quand au vu du casier de monsieur (NDLR: il a été condamné pour des faits de violence) et son penchant pour l'alcool, l'arme peut servir pour frapper. Il ne faut pas considérer ces faits de banals", explique le procureur dans ses réquisitions. Du fait de l'insolvabilité de l'individu, de ses précédentes peines de prison avec sursis, le parquet a réclamé 4 mois de prison avec sursis avec 120h de travaux d'intérêt général, obligation de soin et de travailler.

 

Le tribunal sera plus clément que le procureur. Après délibéré, l'individu a écopé de 3 mois de prison avec sursis "compte tenu d'une certaine altération du discernement", a expliqué le juge pour justifier cette décision.

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