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Barrages : Le flux des navettes privées enrayé par la fermeture des pontons

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Avec le durcissement du blocus imposé par les Forces vives de Mayotte entre la Petite et la Grande-Terre, des vedettes ayant pallier le manque de barges pour les passagers la semaine dernière n’ont pas pu circuler, ce lundi. Des centaines de travailleurs ont été contraints de rebrousser chemin faute de pouvoir se rendre au travail, quand d’autres ont pu passer par les bateaux de pêcheurs.

Les Forces vives ont mis leur menace de la semaine dernière à exécution, plus aucun mouvement de personnes entre la Petite et la Grande-Terre a eu lieu, ce lundi. Les navettes qui étaient assurées (tout au long de la semaine écoulée) par les vedettes spécialisées dans les loisirs en mer, ont à leur tour été stoppées après un blocage des pontons à Mamoudzou tout comme à Dzaoudzi. Outre le fait de diminuer l’ampleur du blocus, les propriétaires de ces embarcations sont accusés de profiter du désespoir de la population en pratiquant des tarifs exorbitants qui ne cesserait d’augmenter en un temps record, passant de cinq à dix euros, puis à quinze euros (ce lundi, certains kwassa auraient augmenter le coût de leurs prestations jusqu’à 100 euros pour relier Mamoudzou à Pamandzi, prix dont se seraient acquittées des personnes désireuses d’aller prendre leur avion). Des centaines de travailleurs du secteur privé et public ont rebroussé chemin faute de pouvoir faire la traversée dans les deux sens. Un sentiment de colère mélangé à une impuissance et une résignation certaine se lisait sur leurs visages. « C’est vraiment du n’importe quoi cette affaire. Que peuvent-ils espérer du gouvernement en bloquant le pays de la sorte ? Même les agriculteurs en métropole n’ont pas réussi à faire plier le pouvoir à Paris, et eux ici, ils s’imaginent réussir cette prouesse », lâche Saidina Boura, employé d’une société de maintenance industrielle à Kawéni. Ce n’est pas le seul à pester contre cette impossibilité à pouvoir se rendre au travail. « Ils nous prennent pour des nigauds, tout ce foutoir n’est rien d’autre qu’une manœuvre politicienne. En 2011, ils ont fait pareil pour nous amener au pouvoir Boinali Saïd Toumbou. En 2018, ils ont remis une seconde couche pour faire émerger Estelle Youssouffa, allez savoir qui cherchent-ils à nous imposer comme futur député ou président du conseil départemental ? En attendant, le pays part en vrille et ils n’obtiendront absolument rien du gouvernement sur l’immigration illégale qui rapporte énormément d’argent à l’administration par l’octroi des visas. », s’exprime Halima Abderrahmane, une employée d’une société de location de voitures à Kawéni.

Des kwassa téméraires

Ils sont nombreux à utiliser toutes sortes de « noms d’oiseaux » pour signifier leur ras-le-bol sans pour autant que l’expression de leur colère ne semble émouvoir le carré des jusqu’au-boutistes plus que jamais décidé à empêcher (par tous les moyens) tout accostage d’embarcations susceptibles de transporter des passagers entre les deux îles de l’archipel mahorais.

Requinqués sans nul doute par le congrès de ce weekend à Mroalé, ayant acté un durcissement de l’action des Forces vives de Mayotte, un groupe d’hommes et de femmes de Labattoir veille assis sur une natte sous un chapiteau installé au portail d’entrée de la gare maritime. L’ambiance est plutôt bon enfant, un tantinet festif, malgré un ton parfois vindicatif à l’égard des journalistes et de tous ceux qui osent manifester leur désaccord sur les méthodes radicales utilisés par les membres du collectif. Mais rien de très méchant globalement. En réalité ici, tout est démonstratif. Rien à voir avec « la plage de la douane » du côté du quai Ballou, aux abords du cabinet du préfet de Mayotte. En effet, un peu plus tard dans la matinée, une information est parvenue au barrage indiquant que des embarcations auraient essayé de déposer des passagers en provenance de la Grande-Terre. Du renfort a aussitôt été dépêché pour mettre un terme à la manœuvre. En effet, quelques kwassa étaient encore visibles dans le bras de mer séparant la Petite de la Grande-Terre.

Quelques transporteurs téméraires continuaient à braver l’interdiction de circuler avec des passagers. Au départ ou à destination du quai des pêcheurs à Four-à-chaux, mais également de la petite plage en contrebas de la station-service et du cimetière chrétien. 

« Ce n’est plus le président du conseil départemental qui gère le STM »

« Il est hors de question qu’ils réussissent à rompre le blocus. Nous n’ignorons pas le désagrément qu’il provoque, mais il en va de l’intérêt de Mayotte tout entière. Nous voulons retrouver la quiétude et la paix sociale caractéristiques de ce territoire. Le gouvernement doit comprendre que nous n’en pouvons plus de l’immigration illégale qui engendre des violences dans nos rues, nos villes et nos villages », crie, en direction de passants allant vers la gare maritime internationale de Dzaoudzi, une jeune femme vêtue d’une robe rouge. 

À Mamoudzou, une autre scène étonnante a lieu quai Colas, vendredi. En effet, très largement sous informées, des personnes continuent d’affluer en fin de journée dans l’espoir d’une potentielle possibilité de traverser via les amphidromes de la direction des transports maritimes (DTM, ex-STM). Un employé d’une agence de transfert d’argent à Mamoudzou a expliqué à un couple de fonctionnaires du conseil départemental préposé au pointage des véhicules montant dans les barges son besoin impérieux de se rendre à Pamandzi. Leur refus catégorique à lui donner satisfaction irrite l’individu qui finit par laisser libre cours à son mécontentement. Il promet d’en référer à leur hiérarchie au conseil départemental. Et voilà que les deux fonctionnaires rétorquent : « allez-y, ne vous gênez pas, si vous saviez, ce n’est même plus le président du conseil départemental qui gère le STM en ce moment. Depuis le début de ce mouvement, nous recevons nos consignes directement du collectif des citoyens de Mayotte. Aucun élu n’osera passer outre. Allez à la gare maritime à Dzaoudzi, vous les verrez en tête du barrage ».

L’automobiliste n’a eu d’autre choix que de faire machine arrière.

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