Inauguration d’un UEMO à Pamandzi : continuer à séparer les personnes en situation irrégulière du territoire national à Mayotte

Dégager des moyens supplémentaires pour éduquer et former les jeunes Mahorais en situation de décrochage scolaire tout en poursuivant l’expulsion des personnes en situation irrégulière avec leurs parents : le garde des Sceaux n’est pas allé par quatre chemins ce lundi après-midi lors de l’inauguration des locaux de l’UEMO de Pamandzi. Une nouvelle fois, Gérald Darmanin s’est montré ferme quant au sort des résidents illégaux sur le sol mahorais.

Le ministre a achevé sa visite éclair à Mayotte par une halte à Pamandzi, où il a inauguré une Unité éducative en milieu ouvert (UEMO), destinée à la prise en charge de mineurs déjà incarcérés, un phénomène en forte progression sur le territoire.

Le garde des Sceaux a remercié l’ensemble des acteurs œuvrant dans cette structure située non loin du stade de Pamandzi : agents du Département, personnels pénitentiaires, éducateurs associatifs, personnels de l’Éducation nationale, agents municipaux et fonctionnaires du ministère de la Justice, qui travaillent

dans des conditions difficiles avec des effectifs insuffisants au regard du nombre de mineurs suivis.

Le ministre souhaite renforcer leurs moyens.

« Nous avons dix postes vacants à Mayotte. Nous devons donc augmenter le nombre d’agents envoyés sur l’île et disposer d’unités dotées de locaux comme ceux que je viens d’inaugurer. Il existe trois unités spécifiques pour la PJJ sur tout le territoire mahorais. Nous devons aussi mieux travailler avec les armées, notamment autour du RSMA. Avec l’Éducation nationale et le Département, nous avons échangé sur le fait que le taux de chômage des jeunes est ici particulièrement élevé : environ 50 % d’entre eux sont sans emploi. Il y a beaucoup de décrocheurs scolaires. Nous devons continuer à investir massivement dans les moyens éducatifs », a-t-il expliqué.

Gérald Darmanin aurait également demandé au directeur national de la PJJ de renforcer l’encadrement éducatif des jeunes confiés à ces structures. Jusqu’à présent, dans les centres éducatifs fermés, en prison ou dans les structures d’hébergement, ils bénéficiaient de cinq à dix heures de cours par semaine, contre vingt-cinq à trente heures en milieu scolaire classique.

S’appuyant sur une réforme récente, matérialisée par une circulaire adressée il y a quelques semaines aux acteurs de la PJJ, le garde des Sceaux souhaite recentrer les efforts sur l’éducation, la formation et le cadre éducatif afin d’éviter que ces jeunes ne récidivent après six à huit mois de prise en charge.

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