4 stagiaires mahorais – du lagon bleu aux rivages bretons – ont été accueillis par l’association Mayotte Breizh et se forment aux métiers de la mer. Quel meilleur endroit que Lorient pour apprendre un métier de la mer ? Malgré les contraintes, les difficultés liées au climat, les stagiaires se forment et acquièrent de nouvelles compétences, qui seront très utiles une fois rentrés à Mayotte. Le président de l’association Mayotte Breizh, Bacar BACAR-BAMCOLO, toujours attentif au soutien des mahorais de passage, leur a tendu la main afin que leur intégration se passe du mieux possible. Rencontre avec le patron des mahorais bretons.
Qui sont les stagiaires ?
Ils sont 4 stagiaires mahorais arrivés en Bretagne pour bénéficier d’une formation organisée dans le cadre des métiers de la mer. Âgés d’une vingtaine d’années, 3 des stagiaires connaissent déjà les métiers de la mer en tant que matelots ou mécanicien à la STM, tandis que l’un d’entre eux est demandeur d’emploi en insertion. Deux des stagiaires sont originaires de Petite Terre : Labattoir et Dzaoudzi, un autre est originaire de M’Tsapéré.
Arrivés en Bretagne pour suivre une formation au Centre européen de formation continue maritime, ils devraient rester 6 mois sur place, avant d’acquérir les compétences nécessaires à leur métier. « Le centre européen de formation continue maritime est partenaire du Conseil départemental de Mayotte. Il s’agit du meilleur centre de formation en Europe reconnu dans le domaine maritime », souligne le président de l’association Mayotte Breizh. « Les stagiaires logent à différents endroits mis à disposition par l’organisme de formation. »
Arrivée contrariée & solidarités mahoraises
Comme à son habitude, que ce soit avec les étudiants, visiteurs ou stagiaires, l’association Mayotte Breizh met tout en oeuvre pour accueillir au mieux les mahorais de passage. « Les membres de Mayotte Breizh ont été invités au L’arrivée des stagiaires n’a pas été aussi simple que possible. « L’accueil depuis l’aéroport jusqu’à l’arrivée à leurs logements a été relativement difficile, lié à un manque d’organisation. Les logements ont été difficiles à trouver et le climat n’a pas aidé à ce bon accueil », l’Ouest de la France étant en proie à la pluie et au froid depuis plusieurs semaines. « Pour certains, il s’agissait de leur premier séjour en métropole », rappelle le président de l’association Mayotte Breizh. L’action des membres de l’association participe donc à faciliter l’arrivée des stagiaires et d’entretenir des liens de fraternité. « Nous organiserons le foutari avec eux ce samedi 28 février, afin de manger et de passer un moment de convivialité ensemble pour les rassurer autour des plats et gâteaux mahorais. Ce sera l’occasion d’échanger et de trouver des solutions s’ils ont encore des problèmes à résoudre. » Ce passage en Bretagne va permettre aux équipes restées à Mayotte de bénéficier du soutien des stagiaires formés en Bretagne. « Leur passage ici va beaucoup aider Mayotte, car ils vont pouvoir se former, approfondir leurs connaissances théorique et pratique », explique Bacar BACAR-BAMCOLO. En plus de l’accueil des stagiaires, l’association Mayotte Breizh continue à développer ses activités en Bretagne : avec les étudiants mahorais, le concours Miss Saluva BZH organisé début janvier 2026 ou encore le foutari le 28 février. « Nous continuons à renforcer notre structure et à échanger avec des futurs partenaires pour la communauté mahoraise qui travaille ou qui se trouve en études, qu’elle connaisse des difficultés sociales ou juste une volonté de créer des liens humains. » La rupture du jeune organisée le 28 février permettra de rassembler environ 50 personnes autour d’un repas partagé, dans une salle à Lorient. L’événement est gratuit mais sur inscription, l’occasion de se rassembler autour des coutumes mahoraises et de garder un lien avec l’archipel et la famille restée à Mayotte. Des nouvelles devraient arriver prochainement de la part de l’association. « Nous avons des échanges qui portent sur de nouveaux contrats de partenariat ou de collaboration avec d’autres associations pour travailler sur la santé mentale des jeunes. Une journée culturelle sera peut-être organisée cette année à Lorient ainsi qu’une potentielle participation au festival Interceltique de Lorient. » L’association Mayotte Breizh est riche de ses talents et repose sur l’engagement de ses membres de toutes générations. « Nous pouvons compter, au sein de notre association sur des jeunes comme des anciens qui donnent de leur temps et de leur énergie pour les futurs projets. Je les remercie pour leur engagement », conclut le président de l’association.Au service de Mayotte
Une association en plein essor
Simon Douaglin




































