Le lagon de Mayotte à nouveau sous haute surveillance

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Les récents actes malveillants à l’encontre des espèces marines et des plages ont poussé les autorités à agir. Le parc naturel marin et les associations habilitées sont à nouveau autorisés à surveiller le lagon même si le confinement n’est pas levé. Cette reprise d’activité marine est aujourd’hui indispensable afin d’atténuer les dégâts de demain. 

La nature a repris ses droits pendant le confinement, mais le lagon n’a pas été épargné par la succession d’actes malveillants durant cette période. Le dernier en date a été de trop et les organismes en charge de la surveillance du lagon et des plages ont été autorisés à reprendre leurs activités. Pour rappel, il y a une quinzaine de jours, 29 cadavres de tortues ont été découverts sur la plage de Moya. “Suite à cela, le conseil départemental a remis des agents pour surveiller les plages de Petite-Terre. On a également réussi à convaincre l’Office français de la biodiversité (OFB) de nous autoriser à réactiver les moyens nautiques malgré le confinement”, indique Christophe Fontfreyde, directeur du parc naturel marin de Mayotte. Les agents constatent une succession de braconnage. Mercredi, l’association Oulanga Na Nyamba a découvert deux autres cadavres de tortues sur la plage de Papani en Petite-Terre. Cette plage est assez isolée, par conséquent, elle est idéale pour les braconniers. “Nous faisons une inspection environ deux fois par mois. La dernière date d’il y a 10 jours, et depuis il y a eu deux cas supplémentaires. C’est un peu moins que ce qu’on recense habituellement”, selon Dina, coordinatrice des projets de sensibilisation et de la vie associative de Oulanga Na Nyamba. Elle explique cela par la récente interpellation des deux braconniers. La surveillance des plages est donc indispensable. “Nous nous sommes rendus compte que lorsqu’on ne le fait pas, le taux de braconnage augmente considérablement”, souligne Christophe Fontfreyde. 

Le lagon est également mis à mal. Le parc naturel marin recense un certains nombre d’actes malveillants et de délits depuis la reprise. 29 embarcations ont été contrôlées en seulement deux jours. Un filet de 140 mètres de long a été intercepté sur la côte à Sada. Leur utilisation est très encadrée et celui-là se trouvait sur une zone non adéquate qui empêchait les tortures de se déplacer. À cela s’ajoute la pêche au fusil qui consiste à pêcher des poissons difficiles à attraper normalement. Cette pratique est strictement interdite dans le lagon. 

“On a un lagon qui est encore en bon état, mais chaque année un peu moins qu’avant” 

Le parc naturel marin a donc repris son activité de surveillance. Leurs deux bateaux sont de service, les équipes sont sur les chapeaux de roues. Selon le directeur, il faut agir maintenant avant qu’il ne soit trop tard. “On a un lagon qui est encore en bon état, mais chaque année un peu moins qu’avant. C’est dans l’intérêt des Mahorais de le surveiller pour que nos enfants ne mangent pas que des sardines en boîte.” Un acte qui peut paraître anodin aujourd’hui peut avoir de lourdes conséquences à l’avenir. La pêche au fusil vise principalement les poissons reproducteurs, en les capturant c’est toute une espèce qui risque de disparaître. Les tortues ne sont pas en reste. “Une tortue pond une centaine d’œufs et seul un aura la chance d’atteindre l’âge adulte. Si on les tue, les conséquences seront graves dans quelques années”, rappelle Dina de l’association Oulanga Na Nyamba. Selon elle, la surveillance ne peut pas être le seul moyen de dissuasion. “Il faudrait démanteler le circuit, parce que s’il n’y a pas de consommateurs, il n’y aura pas de fournisseurs. Et il faut multiplier les actions des forces de l’ordre qui interpellent les braconniers.” En attendant, si les agents du parc naturel marin de Mayotte interpellent une personne en flagrant délit, cette dernière risque de le payer cher. “On a des inspecteurs de l’environnement sur le bateau. Ils sont habilités à lancer des procédures qui peuvent se finir par une confiscation du matériel, la remise à l’eau des espèces pêchées et ça peut aller jusqu’à la confiscation du bateau. C’est la même chose pour les braconniers avec un passage au 

tribunal et même la confiscation du véhicule qui a permis la mise à l’eau du bateau”, prévient Christophe Fontfreyde. Il n’est donc pas raisonnable de prendre tous ces risques pour quelques

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