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Les contrôleurs aériens comoriens suspendent leur grève

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Ce mouvement de protestation avait obtenu l’aval de l’ensemble des contrôleurs aériens des pays membres de l’agence nationale pour la sécurité aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna), dont font partie les Comores. La grève devait durer deux jours, du 25 au 27 août. Mais un compromis temporaire a été trouvé.

Les contrôleurs aériens comoriens, à l’instar de leurs homologues du continent africain, n’observeront pas la grève ce jeudi. La direction de l’agence nationale pour la sécurité aérienne en Afrique et à Madagascar et l’union des syndicats des contrôleurs ont trouvé un terrain d’entente. L’Usycaa a annoncé dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux ce mardi 23 août la suspension du préavis de grève en vue de donner une chance au dialogue.

La grève telle qu’elle avait été présentée par le secrétaire général du syndicat des contrôleurs aériens des Comores (syncacom) devait normalement commencer le jeudi 25 pour prendre fin le samedi 27. Le mouvement syndical qui réunit tous les contrôleurs aériens des 17 pays dans lequel opère l’Asecna avait entamé cette démarche afin de dénoncer l’attitude de la hiérarchie. Celle-ci refuse d’après le collectif de donner une suite favorable aux revendications des contrôleurs.

La section comorienne qui a tenu une conférence de presse vendredi dernier à Moroni avait énuméré quelques-unes des doléances adressées à l’Asecna, qui n’ont jamais été satisfaites. Il s’agit de la revalorisation de la prime de licence par la prise en compte des responsabilités induites par le guidage radar, le reversement de tous les contrôleurs sans exception dans la même catégorie G1 dans le système de rémunération à venir, l’établissement de stages Atm ou encore la résorption du sous-effectif dans les centres.

Service minimum

Lors de cette rencontre avec les journalistes, le secrétaire général du syncacom, Mohamed Djoumoi, avait précisé toutefois qu’en respect aux textes régissant l’Asecna, un service minimum serait assuré pour les catégories suivantes : les chefs d’État et de gouvernement, les militaires et tous les vols purement humanitaires. Cette grève faisait en effet craindre des fortes perturbations dans le ciel africain, y compris dans l’espace aérien comorien. Notons que les contrôleurs ont la lourde charge de guider les aéronefs pendant le décollage et l’atterrissage, mais pas seulement.

À lire le communiqué sorti ce mardi après la 69ème réunion extraordinaire du comité des ministres, organe suprême de l’Asecna, l’accalmie semble revenue, même si celle-ci risque d’être temporaire. « Le comité demande aux syndicats signataires du préavis de [le] lever immédiatement dans un esprit de responsabilité conforme aux valeurs de solidarité et d’unité qui sont celles de l’agence pour l’accomplissement de la mission commune de sécurité de la navigation », a exhorté le président du comité des ministres, Oumara Malam Alma. À travers ces résolutions, rédigées après la rencontre qui a eu lieu à Niamey, au Niger ce 22 août, le comité sollicite un moratoire de dix jours.

Quitte ou double

Puisqu’elle a toujours montré sa disponibilité de dialoguer, le syndicat des contrôleurs aériens de l’Asecna a répondu favorablement. « Considérant les conclusions de l’audience accordée aux aiguilleurs du ciel au Sénégal, en présence du secrétaire général exécutif de l’Usycaa, par le président Macky Sall, également président en exercice de l’Union africaine et les engagements pris par le président du comité des ministres dans la recherche de solutions aux 19 points de revendication des contrôleurs, on a décidé de geler le préavis« , a-t-on pu lire dans le communiqué de presse de ce mardi partagé sur Facebook.

Le bureau exécutif de l’union des syndicats des contrôleurs promet également d’observer cette suspension aussi longtemps que l’administration de l’Asecna fera preuve de bonne foi lors des discussions à venir. Dans le cas contraire, c’est-à-dire si les conditions d’un dialogue franc et direct ou si les conclusions ne sont pas satisfaisantes préviennent les 10 responsables des associations signataires de ce mémorandum fait à Dakar, le préavis pourrait-être réactivé ! Pour rappel, avant même que cette solution ne soit trouvée, le ministère comorien des transports maritimes et aériens rassurait le 20 août par voie de communiqué que toutes les dispositions seront prises afin d’assurer la continuité du service.

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