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08/12/09 – Le nouveau marché ouvre enfin ses portes

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Quand la population mahoraise prépare la riposte

Sur les réseaux sociaux ou dans la rue, formellement ou spontanément, les initiatives se multiplient pour répondre à la délinquance qui flambe à nouveau sur l’île aux parfums. Au risque, parfois, de voir l’exaspération prendre le pas sur la loi. 

Mayotte : une naissance dont ils se souviendront

Une naissance dans la rue, ce n’est pas si courant. C’est pourtant ce qu’ont vécu Jonathan et Mouna, lundi 18 mai, date à laquelle Sarah, leur petite fille, a décidé d’arriver. Un évènement auquel ont participé quelques passants, sur les lieux par hasard. Et quand s’improvise une chaîne de soutien, cela donne une belle histoire. Récit. 

À Mayotte, “le confinement a révélé la capacité perverse de certains à faire du mal aux autres sans qu’ils ne s’en rendent compte”

Deux mois de confinement peuvent en dire long sur un individu, mais ils peuvent également dévoiler les pires et les meilleurs aspects d’une société. La crise sanitaire a mis en évidence les failles de la société mahoraise, partagée entre la conscience de certains et l’irresponsabilité des autres. Le sociologue Combo Abdallah Combo nous explique pourquoi il est urgent de tirer les leçons de ce confinement et essayer de changer la donne. 

Camille Miansoni, procureur de Mayotte : “Mon rôle est de protéger la société avant tout”

L’affaire du rapt en Petite-Terre qui suscite l’émoi dans l’ensemble du Département est révélatrice de nombre de maux dont souffre la société mahoraise au sein de laquelle nombre de personnes semblent valider l’idée que l’on puisse se faire justice soi-même à défaut d’une carence supposée de l’État. Le procureur de la République, Camille Miansoni, revient ici sur ces éléments. C’est aussi l’occasion pour lui de rappeler le rôle qu’il occupe et la vision qui l’anime alors que les critiques pleuvent sur sa personne.

C'est dans un vacarme de bruits de scies électriques, perceuses et autre coups de marteau, que les premiers des 250 commerçants de l'ancien marché à avoir obtenu un box ont commencé à aménager leur stand, plus d'un an après la fin des travaux. "On nous a remis les clés des boxes le vendredi 4. Nous avons trois jours pour déménager le lundi, mardi et mercredi, avant que l'ancien marché ne soit rasé. C'est bien ! Je suis contente pour ce nouveau marché, de sortir de l'ancien, car ce lieu était sale, c'était difficile là bas. Il y avait trop de vols et pas de sécurité pour nos marchandises", indique cette commerçante tout en clouant des planches. Entre autres améliorations, on notera la construction de sanitaires, ainsi que de locaux techniques et administratifs. Chaque box possède son compteur électrique, rechargeable grâce au système de cartes prépayées Ankiba, un nouveau produit distribué par EDM. Et si certains regrettent que la mosquée, très jolie par ailleurs, soit de taille modeste, tous sont unanimes sur l'utilité de la fameuse ligne rouge, une bande parallèle aux allées du marché, dessinée sur le sol et qui indique la limite extérieur du box à ne pas franchir pour l'exposition des marchandises : "la ligne rouge, c'est une bonne chose car il n'aura pas de problème de circulation, indique une autre commerçante.

Quelques badauds et curieux se promenaient déjà lundi dans les dédales de ce bâtiment à l'architecture persique aérée et bien éclairée et dont la réalisation, assurée par l'Etat et la Collectivité, a couté plus de 11M€. Pourtant, ils étaient loin de se soucier que, malgré des aides significatives de la CDM, de la CCI et de la marie de Mamoudzou, qui ont permis de faire baisser les loyers de 150€à 120€, contre il est vrai 38€ auparavant, la colère gronde encore chez certains artisans. Si les pêcheurs et les maraîchers disposent d'un espace fraicheur occupant tout une aile du bâtiment, les producteurs de produits du terroir (ylang, vanille, produits agricoles transformés…) se sentent floués.

En effet, ils n'ont pas obtenu, pour la plupart, de box et devront exposer leur produits à l'extérieur du marché, alors qu'ils déplorent, non sans raison, "une sur-représentativité des produits exportés, principalement des habits et ustensiles ménagers en provenance de Chine ou de Dubaï". Il y a fort à parier qu'après un an de tergiversions et de négociations, de nouveaux problèmes apparaissent pour Serge Castel, président de la CCI, gestionnaire de ce nouveau marché, lui qui a toujours avancé vouloir dynamiser et diversifier l'offre de ce nouveau marché par rapport à l'ancien.

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