Accompagner les enfants, soutenir les familles et ouvrir de nouveaux horizons à la jeunesse mahoraise : telle est l’ambition renouvelée de la Cité éducative de Petite-Terre, qui vient de lancer son appel à projets pour l’année 2026. Associations, établissements scolaires, structures culturelles ou sportives et acteurs locaux sont invités à proposer des initiatives capables de renforcer les parcours éducatifs avant, pendant et après le temps scolaire.
Portée par la Communauté de Communes de Petite-Terre, la Préfecture de Mayotte et l’Académie de Mayotte, avec le Collège Zéna M’Déré comme établissement chef de file, le dispositif bénéficie également du soutien financier de l’Agence nationale de la cohésion des territoires. Une mobilisation institutionnelle forte au service d’un objectif clair : répondre concrètement aux réalités éducatives locales.
Une dynamique éducative installée sur tout le territoire
Labellisée en 2022, la Cité éducative couvre aujourd’hui l’ensemble de Petite-Terre, territoire classé quartier prioritaire de la politique de la ville jusqu’en 2030. Elle repose sur une alliance étroite entre écoles, associations, institutions et partenaires de terrain afin d’assurer une continuité éducative pour les jeunes, de la petite enfance jusqu’à l’insertion professionnelle.
Chaque année, les projets retenus témoignent de la vitalité associative et de la créativité des acteurs locaux. Résidences artistiques, accompagnement scolaire, actions sport-santé, initiatives numériques ou programmes favorisant la mobilité figurent parmi les actions soutenues.
Une attention particulière sera accordée aux initiatives favorisant le bien-être des élèves, la prévention santé, la persévérance scolaire ou encore l’accès au numérique, devenu un enjeu majeur d’égalité des chances.
Des projets déjà porteurs d’impact
Les actions menées ces dernières années illustrent concrètement l’impact du dispositif sur le territoire.
Avec « Play Urban Mayotte », l’association Kazyadance a ainsi permis la rencontre entre jeunes artistes mahorais et étudiants venus d’écoles d’art de métropole et de l’océan Indien. Pendant trois semaines à Mayotte, les participants ont imaginé collectivement des performances inspirées de leurs réalités culturelles, avant de poursuivre l’expérience lors d’une résidence à Strasbourg. Pour une dizaine de jeunes Mahorais, cette mobilité artistique a constitué une première immersion professionnelle et interculturelle hors du territoire.
Soidiki Mohamed El Mounir, connu sous le nom de "Soldat", est une figure du journalisme mahorais. Après ses débuts à la fin des années 1980 au sein du magazine Jana na Léo, il participe à l’aventure du Journal de Mayotte, premier hebdomadaire de l’île, avant de rejoindre le Journal Kwezi. En 2000, il cofonde la Somapresse, société éditrice de Mayotte Hebdo et Flash Infos, contribuant ainsi à structurer et enrichir le paysage médiatique de Mayotte.





































