Éducation. Coup de gueule de la vice-rectrice

Éducation. Coup de gueule de la vice-rectrice

“ Le vice rectorat déplore et dénonce les violences qui touchent l’île de façon régulière et qui n’épargnent pas les établissements et les écoles, génèrent de l’exaspération et de la peur. Pour que l’on cesse de porter invectives et accusations non fondées, le vice-Rectorat rappelle les moyens humains et matériels qu’il a consacrés à la sécurité depuis 2014.

12 postes de CPE et 7 d’EMS ont été créés. En 2016, 5 postes d’EMS supplémentaires seront créés et 56 d’AED. Par ailleurs, 104 médiateurs PEPS sont affectés aux abords des établissements par les municipalités. En 2014, le Vice Rectorat a investi 550 000 € en barreaudage, clôture, Visio-surveillance et gardiennage et 1,1 million en 2015. Des moyens au moins équivalents sont prévus pour 2016. Des clôtures ont été érigées aux collèges de Chiconi, Dembéni, aux lycées de Kawéni et de Mamoudzou. D’autres sont en cours d’installation à Doujani, Kawéni 1, Passamaïnty et Tsingoni. Ces installations sont faites après que des études ont été diligentées et des marchés publics passés.

Du barreaudage a été installé dans 12 établissements. Enfin, la vidéo-surveillance est opérationnelle à Doujani, Kawéni 1, Kawéni 2 ainsi qu’au LPO Kahani. Les collèges de Chiconi et de Tsingoni seront équipés avant la fin du mois. Dembéni et Passamaïnty sont à l’étude. Chaque installation coûte entre 10 000 et 15 000 euros. Le vice rectorat et tous ses personnels enseignants et non enseignants doivent rester mobilisés afin d’assurer une sécurité optimale au sein des établissements. L’action de l’éducation nationale sur ce territoire s’inscrit pleinement dans les champs éducatif et pédagogique qui sont les siens. Si le vice rectorat consacre des sommes très importantes à la sécurisation de ses établissements, sa mission face à la violence doit demeurer préventive et exceptionnellement en réaction à des événements majeurs.

Si l’école peut, elle ne peut donc pas tout, toute seule, et travaille en complémentarité avec toutes les institutions et forces de la société civile. Il ne faut pas rechercher uniquement les causes là où l’on subit les conséquences de véritables problématiques de société. Nous ne baisserons pas les bras mais pour garantir notre efficacité et la sécurité des élèves qui nous sont confiés, il nous faut oser parler de tout et affronter collectivement l’ensemble des l’ensemble des problèmes que le territoire rencontre.”

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