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Ramadan : les petits commerçants mahorais sur la paille

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Entre la polémique sur la qualité des repas livrés aux confinés du RSMA, et la mise à l’arrêt d’une partie importante de son activité à cause du confinement, l’entreprise de restauration collective est sur tous les fronts. Mais face à ces multiples coups durs, son directeur, Gilles Rouinvy, ne baisse pas les bras et répond aux critiques. Entretien.

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Réunion au sommet ce lundi, entre les différents acteurs économiques et politiques du 101ème département, alors que le rachat de Vindemia, filiale de Casino, par GBH, qui détient 11 magasins Carrefour, doit avoir lieu le 1er juillet. Pour l’instant, ni l’Autorité de la Concurrence, ni le Conseil d’État ne se sont prononcés contre l’opération. Mais après La Réunion, c’est au tour des acteurs mahorais de s’inquiéter de ses conséquences pour la vie économique locale.

Grand mariage / Manzaraka : l’entraide encore privilégiée pour le financement

Le manzaraka, ou grand mariage, est un passage obligatoire pour tout Mahorais souhaitant s'inscrire dans la tradition. Cette cérémonie peut facilement rassembler plus de 300 personnes : colliers de fleurs, mbiwi, mais surtout liasses de billets. Le manzaraka a un coût ! Alors, comment est-il financé ? 

 

La CCI veut venir en aide aux petits commerçants de l’île, grâce à une équipe dédiée qui se chargera de leurs démarches pour obtenir les aides de l’État ou du département. En attendant, beaucoup se retrouvent avec des stocks prévus pour le ramadan, et qu’ils ne peuvent plus écouler à cause du confinement.

“Des soucis ? Ça oui, on en a !”, s’exclame Jean Barege au bout du fil. Quand il décroche, le commerçant vient d’arriver au marché couvert de Mamoudzou. Mais pas vraiment pour installer son stand. Même s’il ne peut pas ouvrir la boutique, celui qui est aussi un élu à la chambre de commerce et d’industrie de Mayotte a toutefois une longue journée devant lui. Il va s’atteler à appeler les quelque 320 commerçants qui, comme lui, vendent d’ordinaire leurs produits entre ces murs. Objectif : les informer qu’une cellule d’urgence leur est spécialement dédiée à la Chambre, pour les aider à constituer leurs dossiers et ainsi obtenir des aides cruciales en ces temps de crise. À partir de cette semaine, une petite équipe de la CCI se chargera de les accueillir par groupe de 15 ou 20 personnes dans la halle, pour recueillir les pièces nécessaires et gérer elle-même leur dossier en ligne. “Nous avons voulu aller plus loin que juste les aider, car nous savons que beaucoup ne sont pas habitués aux démarches en ligne, certains n’ont même pas d’adresse e-mail”, explique Zoubair Alonzo, le directeur général.

Depuis le 17 mars, le marché couvert de Mamoudzou n’a accueilli ni clientèle ni vendeurs, confinement oblige. Et les conséquences pour les commerçants se font d’autant plus sentir avec le ramadan, qui se caractérise d’habitude par une forte demande. “Ils sont tous à la maison, personne ne vend, et nous ne savons pas si et comment le marché couvert va pouvoir rouvrir”, témoigne Jean Barege. En effet, si, depuis quelques jours, des marchés de producteurs ont pu se tenir ça et là, à différents points de l’île, celui de Mamoudzou, lui, n’est pas encore concerné par cette autorisation. Et les annonces d’Édouard Philippe hier sur la stratégie de déconfinement, conditionné à l’évolution de l’épidémie sur les territoires, laissent planer plusieurs zones d’ombre quant à la relance des activités à Mayotte. Si déconfinement il y a, les règles de distanciation sociale, entre autres contraintes, ne permettront de toute façon pas de rattraper l’énorme manque à gagner des dernières semaines.

Des stocks sur les bras

Pour Jean Barege, ce manque, ce sont au moins cinq sacs de près de 50 kilos de vêtements et deux sacs de 30 à 40 kilos remplis de rouges à lèvres et autres objets fantaisies, qui attendent prestement le jour où ils pourront sortir de chez lui pour s’écouler sur son stand. Ces marchandises, commandées à Bangkok et en Inde avec “au moins trois mois d’avance” auraient dû se vendre comme des petits pains, surtout à cette période de l’année. “D’habitude, j’ai beaucoup de demandes même avant le ramadan, car les gens consomment, il y a des mariages, donc j’avais naturellement prévu du stock déjà pour le mois de mars”, décrit-il. “Puis le reste était prévu pour la fin du ramadan, où là encore, les gens ont besoin de vêtements et de plein de petites choses.” Résultat, le vendeur se retrouve désormais dans la pire des situations, avec “des stocks sur les bras”.

Un mois de mai dans le flou

Et il n’est malheureusement pas le seul. Nombreux sont les commerçants qui, comme lui, anticipent chaque année cette période d’ordinaire si faste. Les plus prévoyants s’étaient ainsi rendus en Chine, dès la fin 2019, ou encore à Dubaï ou Dar es Salam dès janvier, à en croire Adan, le gérant de Adam

Transit. Ce transporteur local rapatrie les commandes de cette clientèle mahoraise de petits commerçants. Chargées dans des conteneurs, elles mettent entre trois semaines et un mois à accoster au port de Longoni. “Tous les conteneurs sont arrivés pour ceux qui ont fait leurs commandes en avance”, affirme-t-il. Même constat chez Transit Ylang 4D : “a priori, il n’y a pas de grande difficulté sur les transports, car la plupart des commerçants étaient partis bien avant le confinement”, souligne Daniel Hadhurami, le patron de cette société de transit. Ces entreprises peuvent toutefois elles aussi être des victimes collatérales de la crise. Car les commandes plus tardives, qui doivent d’habitude permettre de remplir les étals pour les derniers jours du ramadan, risquent de ne pas voir le jour. “On réalise quasiment 50 % de notre chiffre d’affaires sur la période autour du ramadan. Et nous allons perdre une partie de ces recettes au mois de mai”, s’alarme Adan.

 

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