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Hamza Velo: « Offrir un travail décent aux Anjouanais »

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Lancée en 2014 par la franco-comorienne Samirat Bacard à Moroni, Namujé est une société de transformation et de mise en boîte de thé traditionnel sise à Anjouan. L’entreprise rencontre un succès fulgurant à travers le monde, le gérant de Namujé France, Hamza Velo, se livre quant aux futurs marchés ciblés dont Mayotte fait partie.

Flash Infos : Namujé rencontre un franc succès aux Comores, en France, mais aussi à l’échelle internationale. Quel est l’objectif sur le long terme ?

Hamza Velo : Il y a effectivement de l’engouement autour de ce projet, et ce, depuis le début. Nous avons été très surpris d’ailleurs mais je pense que cela est favorisé par la présentation soignée de nos produits. Si Twabrane Damir, notre designer, n’avait pas fait autant d’efforts pour nous offrir un packaging aussi élégant, l’effet aurait sûrement été différent, surtout dans le reste du monde où les passionnés de thé sont plus nombreux. Mais aujourd’hui, nous voulons revenir aux fondamentaux, rendre à César ce qui appartient à César. Après avoir parcouru une partie du globe avec nos produits, nous voulons que notre thé soit aussi accessible aux habitants de l’archipel. Nous pensons qu’ils sauront l’apprécier davantage d’autant plus que son goût et ses bienfaits ne leurs sont pas méconnus. Ainsi, nous souhaitons améliorer notre productivité en nous équipant en machines et en renforçant notre réseau de distribution au niveau local. Ces deux facteurs sont très importants car notre activité pourrait avoir un réel impact dans la région.

FI : D’un point de vue économique, Namujé serait-elle un moyen de reconquérir la diaspora  anjouanaise en l’incitant à venir travailler dans leur île et ainsi générer de l’emploi sur place ?

HV : En effet, en poursuivant son développement, Namujé aura notamment besoin de main-d’œuvre pour les futurs postes que nous souhaitons créer. Nous voulons recruter localement. Je pense que c’est un des seuls moyens que nous avons pour retenir les jeunes Anjouanais sur place : leur offrir un travail décent afin qu’ils se sentent utiles pour la société et qu’ils bénéficient de meilleurs conditions de rémunération et de travail pour qu’ils puissent prendre soin et profiter de leur famille. De manière plus générale, si ce genre d’initiatives se multipliaient, les impôts et les diverses taxes que nous reverserions à l’État en tant qu’entreprises pourraient être investies dans les secteurs de la santé et de l’éducation, par exemple. Choses qui pourraient freiner le flux migratoire et la dangereuse traversée entre les îles de l’Union des Comores et Mayotte.

FI : Qu’en est-il de la coopération régionale ?

HV : Prochainement, Namujé lancera une nouvelle gamme de produits. Et puisque la première fut découverte en Grande Comore, la nouvelle pourrait quant à elle, être disponible en avant première à Mayotte. C’est une idée à laquelle nous réfléchissons. Quant à la coopération régionale, elle devrait être plus effective en favorisant les échanges et en soutenant les jeunes porteurs de projets, notamment ceux de la diaspora. Il faut leur donner les moyens d’investir aux Comores car pour beaucoup c’est ce qui leur manque.

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