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Coopération économique : et si Mayotte se positionnait en leader régional ?

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En réponse aux événements violents de ces derniers jours, Alain Kamal Martial prône la mobilisation d’hommes et de femmes sérieux pour relancer l’économie et le développement de Mayotte à travers un dialogue constructif avec l’État. Selon lui, les maux dont notre île souffre actuellement sont ceux du tiers monde, en contradiction totale avec le statut de ce territoire au sein de la France et de l’Union européenne. Le projet « Canal de Mozambique » est l’une des clés à sa disposition pour impulser un nouveau souffle de modernité dans le département.

Alain Kamal Martial sera l’un des intervenants, ce matin, au cinquième forum économique de Mayotte organisée par l’Adim (Agence de développement et d’innovation de Mayotte) à Mamoudzou, ces mercredi 30 novembre et jeudi 1er décembre, sous l’intitulé « Mayotte, futur hub régional ». Il est revenu du Mozambique, lundi, où il était en déplacement dans le cadre des relations internationales de la Chambre de commerce et d’industrie de Mayotte (CCI). Outre des représentants de cette chambre consulaire, la délégation comprenait aussi des investisseurs francophones et d’autres personnes qui s’intéressent à la zone. L’auteur mahorais a fait une intervention sur l’histoire de notre île, en particulier sur son positionnement géographique et géostratégique dans les échanges commerciaux depuis plusieurs siècles, entre l’Afrique, l’Europe et l’Asie. Une position de passage obligé sur le commerce international qui selon lui, demeure inchangée de nos jours, bien qu’elle impose un important investissement humain de la part des Mahoraises et des Mahorais. « Les statuts de département d’Outre-mer et de région ultrapériphérique de l’Union européenne offrent des opportunités énormes à notre île en matière de développement et d’échanges économiques régionaux. Au lieu de battre le rappel pour avancer et de faire bouger les lignes de concert avec l’État, certains vont à Paris pour ne parler que de violence et faire peur à tout le monde, aux investisseurs dont nous avons grand besoin ».

A l’écrivain de faire remarquer que la pauvreté et la violence sont des maux caractéristiques du tiers monde et qu’ils ne peuvent être éradiqués que par le travail et le développement économique du territoire. Il estime que, pour se faire, le département a besoin d’axer son discours sur une autre chose que la violence servie au monde entier à travers les interventions télévisées. Il interroge aussi les différents centres décisionnels locaux, « combien de temps et jusqu’où allons-nous encore continuer sur cette trajectoire ? » Autre remarque que fait Alain Kamal Martial, rien de conséquent n’a été construit dans cette île depuis 2011, alors que dans le département voisin de La Réunion des infrastructures importantes et innovantes ont été réalisés avec le concours de l’État et de l’Europe.

« Se mettre au travail et arrêter de se lamenter »

Selon lui, l’axe routier Mamoudzou-Dembéni est une occasion pour Mayotte de se projeter dans une ère nouvelle de modernité à travers des infrastructures remarquables, notamment des ponts et des voies aériennes qui ne permettraient plus aux coupeurs de routes de sévir. « Nous nous accrochons à des petites choses, nous continuions à revendiquer les mêmes choses comme du temps de nos parents alors même que nous les disposons déjà. Que faisons-nous de tous ces moyens financiers mis à disposition par l’Europe ? Comment procéder pour moderniser l’héritage laissé par nos anciens durant les cinquante prochaines années ?» ajoute-t-il.

Le 6 décembre, le jeune auteur est appelé à intervenir à Paris, dans le cadre d’une rencontre des Outre-mer, pour expliquer comment la culture, le patrimoine, le contexte géographique et géopolitique de Mayotte peuvent être un atout pour elle, un vecteur de développement économique, un tremplin pour la France et l’Union européenne dans le canal du Mozambique. Il entend mettre l’accès sur le fait que notre île peut ne plus être une charge, un poids financier pour la métropole, mais à l’inverse une solution durable et une force de propositions pour son propre développement qui fera la promotion de la France dans son environnement naturel et régional. Pour Alain Kamal Martial, les Mahorais doivent arrêter de se lamenter et consacrer leurs efforts à positionner leur île en qualité de leader en s’appuyant sur sa stratégie Intereg (financé par l’Europe) validée par l’État, sous l’appellation de  Canal de Mozambique. « Mayotte est la seule à avoir et à s’autoriser une telle ambition de développement interinsulaire, insulaire et côtière », souligne l’écrivain. Il fait valoir le fait que le statut régional européen de Mayotte doit lui permettre de capitaliser tous les atouts connexes et inverser le concept actuel d’importations de la métropole vers Mayotte pour arriver à exporter les produits provenant du canal en direction de Paris et de l’Europe après transformation et labellisation sur le territoire où ils y favoriseront une création de richesse. La loi Létchimi contiendrait également des dispositions pouvant favoriser Mayotte dans une démarche de transformation de produits issus des pays tiers du bassin régional, notamment en matière de respect des normes européens, mais également lui permettre de devenir fournisseur de produits européens pour les pays d’Afrique de l’Est. « Pour que cela soit, et pour pouvoir exploiter tous ces outils à notre disposition, il faut des hommes et des femmes déterminés », prévient l’auteur.

 

Le programme du cinquième forum économique

Ce mercredi, à 8h30 : accueil des participants au cinéma Alpajoe. 9h15 : discours d’ouverture. 9h40 : Mayotte, futur hub économique régional, présentation des orientations du FEM 22. 9h45 : Penser le hub de Mayotte, penser Mayotte dans sa région. 12h30 : conclusions des échanges de la première matinée. 14h : les outils de financement pour le développement économique de Mayotte et sa région. 15h : les projets clés de la région. 18h : dîner officiel.

Ce jeudi, à 8h30 : réception + petit déjeuner au cinéma Alpajoe 9h : le hub de Mayotte en pratique : port et aéroport, au cœur de l’ambition de Mayotte hub régional. 11 h : les autres ingrédients de la formation d’un hub. 14h : l’autonomie alimentaire (harmonisation des normes, agroalimentaire, multilab) avec une structuration des besoins, moyens, vecteurs. 15h15 : l’innovation catalyseur de l’attractivité et du développement économique. 17h : discours de clôture et cocktail de fermeture. 19 h : soirée de clôture.

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