L’association Madarassati Madania de Bouéni s’apprête à porter haut les couleurs de Mayotte à l’occasion du Salon international de la plongée, qui se tiendra à Paris du 8 au 11 janvier. Invitée à cet événement d’envergure, l’association présentera au public le Debaa mahorais, un art chanté et dansé emblématique de l’île, récemment inscrit au patrimoine culturel immatériel français. Une reconnaissance nationale qui donne à cette participation une dimension toute particulière.
À l’approche du départ, les membres de l’association peaufinent leurs dernières répétitions. L’enjeu est de taille : offrir une prestation de qualité, fidèle à l’esprit du Debaa, tout en valorisant l’image de Mayotte et le travail collectif mené à Bouéni. Entre excitation et appréhension, les danseuses mesurent l’honneur qui leur est accordé en devenant ambassadrices d’une tradition transmise de génération en génération. Le Debaa, profondément ancré dans la culture mahoraise, est porteur d’émotions, de spiritualité et de mémoire collective.
Cette reconnaissance récente renforce aussi le sentiment de responsabilité qui anime l’association. Consciente de la fragilité des patrimoines vivants, Madarassati Madania s’engage depuis des années à préserver et à faire connaître cet art, bien au-delà des frontières de Mayotte. Déjà invitée à se produire en Inde, en Belgique ou encore en Turquie, l’association poursuit sa mission de transmission et de valorisation culturelle. À Paris, au détour d’un salon dédié au monde marin, le Debaa mahorais promet ainsi de toucher un nouveau public et de rappeler la richesse du patrimoine immatériel de l’île aux parfums.
Mayotte Hebdo vise à contribuer au développement harmonieux de Mayotte en informant la population et en créant du lien social. Mayotte Hebdo valorise les acteurs locaux et les initiatives positives dans les domaines culturel, sportif, social et économique et donne la parole à toutes les sensibilités, permettant à chacun de s'exprimer et d'enrichir la compréhension collective. Cette philosophie constitue la raison d'être de Mayotte Hebdo.


































