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Le syndicat des éleveurs de Mayotte s’élargit pour être davantage soutenu

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Vols dans les exploitations, invasion de makis et de chauves-souris, manque d’eau… Pour les agriculteurs mahorais, les menaces sont nombreuses. Afin d’avoir plus de poids et être davantage soutenus par l’État et l’Europe, le syndicat des éleveurs de Mayotte va devenir celui des exploitants agricoles lors de son assemblée générale, le 17 mars. L’objectif : fédérer le maximum d’agriculteurs mahorais. Le point sur les enjeux avec Ambody Ali, président du syndicat des éleveurs. 

Flash Infos : Combien d’éleveurs sont réunis au sein du syndicat des éleveurs de Mayotte ?

Ambody Ali : Nous sommes actuellement une centaine. Nous élevons des volailles, des zébus, des abeilles, des moutons ou des chèvres. La plupart sont de petits éleveurs, sur le modèle du jardin mahorais, qui produisent différents fruits et légumes en parallèle.

F.I. : Quelles sont vos principales revendications ? 

A.A. : Le vol dans les exploitations est devenu le sujet numéro un chez les agriculteurs. Il y a de nombreuses personnes dans un grand désarroi, elles se sentent délaissées face à cela. Pour nous, l’une des solutions serait la possibilité d’être indemnisés lorsqu’on nous vole un animal. Nous aimerions également qu’il y ait plus de traçabilité des produits. C’est aussi ce qui favorise les vols. Personne ne sait d’où viennent les fruits et légumes vendus sur le bord des routes. Nous sensibilisons donc les maires des communes pour qu’il y ait davantage de contrôles. 

F.I. : Quels sont les autres enjeux pour les agriculteurs ? 

A.A. : Nous sommes également envahis par les makis et les chauves-souris, ils viennent manger les bananes, les orangers, les jacques… Les chiens errants font aussi des ravages dans nos exploitations, ils tuent des animaux, ils peuvent même s’en prendre aux petits veaux. Nous souhaitons donc une indemnité, comme c’est le cas lorsque les loups attaquent des animaux d’élevage en métropole.

En parallèle, nous sommes très inquiets pour l’eau. Il n’a quasiment pas plu, nos réserves sont au plus bas et nos plants commencent à souffrir… 

F.I. : Vous organisez votre assemblée générale le 17 mars, à Chirongui. Quel est l’ordre du jour ?


A.A. : Nous prévoyons de changer le nom du syndicat pour nous ouvrir à tous les agriculteurs en devenant le syndicat des exploitants agricoles de Mayotte. Grâce à cela, nous représenterons davantage de personnes, nous aurons plus de poids. Nous souhaitons ainsi pouvoir faire pression sur la direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (Daaf) et être davantage soutenu. Le programme de développement rural de Mayotte, par exemple, est doté de 103 millions d’euros de fonds publics, dont 83 de Feader (Fonds européen agricole pour le développement rural). Son objectif est de favoriser les produits locaux afin de gagner en autonomie alimentaire et de développer des compétences dans l’agriculture. Depuis mai 2021, la Commission européenne a approuvé la septième version de ce programme. Pourtant, nous en voyons peu les effets. L’idée est que les agriculteurs se spécialisent, se professionnalisent mais nous sommes encore beaucoup sur des modèles traditionnels. 

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