Le magasin Kanya Ya Maore, dédié aux produits agricoles 100 % mahorais et entièrement traçables, sera officiellement inauguré le 25 mars à 13h30, au 35 Route de Coconi, en face de la station Total. Ouvert au public depuis le 15 décembre, ce site de 1 500 m², porté par l’Ucoopam, soutient les agriculteurs locaux et structure la filière après le cyclone Chido.
« Avec ce magasin, vous allez pouvoir retracer chaque fruit et chaque légume jusqu’à son producteur à Mayotte », rappelait Stéphane Sapy, directeur commercial de l’Ucoopam au Flash-Info le 16 septembre dernier.
Le magasin regroupe une pépinière, un site logistique pour les producteurs de la Coopac, trois chambres froides et trois quais pour la réception des marchandises. Sur les étals, on retrouve des fruits de la passion, du brède, des carottes, des bananes, des papayes et des concombres. « Tout est testé et contrôlé dès la réception », assure la direction. Environ 80 % des produits sont ensuite revendus en grande surface.
Relancer la filière agricole après le cyclone
« L’idée pour nous était de nous relancer. Après le cyclone Chido, certains agriculteurs ne disposaient plus que de 20 % de leur production », explique l’Ucoopam. Le bâtiment, géré par 16 salariés, représente un investissement de 5 millions d’euros financé par des fonds européens et est aujourd’hui six fois plus grand que la première structure située à Tsingoni. Ce projet, vieux de 10 ans, prend enfin forme.
La filière laitière devrait également s’installer sur le site via Uzuri Wa Dzia, avec une laiterie proposant du vrai lait caillé et du yaourt mahorais. Tous les tests liés aux plantations sont gérés par ordinateur, tout comme l’utilisation des engrais. La production est entièrement tracée pour garantir le respect des normes, avec des contrôles tous les quinze jours auprès des agriculteurs signataires de la charte de qualité. Les produits viennent de Kahani, Vahibé et Tsingoni.
L’inauguration, prévue le 25 mars, se déroulera en présence des officiels, y compris les nouveaux nommés, ainsi que des représentants de la préfecture.
Journaliste, aussi passionné par les paysages de Mayotte que par sa culture. J’ai toujours une musique de rap en tête.




































