16/10/2009 - Portrait : Rapide Éclair de Pamandzi

16/10/2009 - Portrait : Rapide Éclair de Pamandzi

 

 

{xtypo_dropcap}A{/xtypo_dropcap} Pamandzi, le basket est le sport roi. Pendant longtemps, Jeux d’Afrique a fait figure de géant, mais le temps où les Africains faisaient briller haut les couleurs de la ville est révolu. Entre-temps est arrivée au début des années 2000 la Jeunesse Canon. Paradoxalement, le club le plus ancien de la ville Rapide Éclair, avait disparu de la circulation ou presque.

Créé en 1978, Rapide Éclair a été la formation dans laquelle évoluait un certain Abdoulatifou Aly, devenu député de Mayotte et qui à première vue n’a pas le physique d’un basketteur. Le déclin est survenu il y a 7 ans. “ Rapide a commencé à chuter au moment où ses jeunes joueurs ont quitté Mayotte pour faire leurs études en Métropole. À ma connaissance c’est depuis ce temps là qu'on a évalué en division inférieure”, affirme Mohamed Soilihi Ahmed Fadul, dirigeant de Rapide Éclair.

On comprend aisément que l’objectif cette année est simple : le maintien en régionale. “On a bataillé pour monter en régionale, ce n'est pas pour redescendre. Mais la concurrence est rude. On va prendre les matchs comme ils viennent, saisir les opportunités en espérant faire mieux que le maintien”, avance Mohamed Soilihi Ahmed Fadul.

Pour cela, il faudra non seulement s’entraîner dur, mais aussi garder une cohésion de groupe. Composé en majorité de Pamandziens formés au club, Rapide Éclair se considère comme une grande famille. C’est d’ailleurs là l’atout numéro 1 de l’association. “On a des joueurs de tous bords, l'équipe garde quand même un esprit d'ouverture. Ce n'est pas une famille au sens propre du terme, mais on est souvent ensemble, un peu comme une deuxième famille. Nous avons un effectif cohérent, il y a une bonne entente dans le groupe, c'est entre guillemets une bande de potes, même au niveau du bureau.”

 

“Nos adversaires, ce sont tous les clubs de division régionale, pas seulement les clubs de Pamandzi”

 

Les leaders techniques de l’équipe fanion sont Ouirdane Mladrou et Sidjidane Atttoumani. Ces deux hommes ont d’ailleurs répondu présent lors de la confrontation face à Scolo Dunks en coupe de France le week-end dernier. Mais cela n’a pas suffi pour passer l’obstacle. “ On s'est défendu avec les armes qu'on avait à disposition. Les joueurs ont montré de la volonté, mais on n'a pas encore pris le bon rythme et nous avons des joueurs qui ont manqué le rendez-vous pour diverses raisons. Je pense qu'avec un effectif plus complet le match n'aurait pas la même tournure. Par contre, Scolo s'est donné les moyens pour gagner cette rencontre et ils méritent leur victoire”, reconnaît sportivement le dirigeant pamandzien.

La mayonnaise n’a pas encore bien pris. Pourtant, il faudra bien répondre le jour J en championnat, notamment dans les derbies qui opposeront Rapide Eclair à ses deux rivaux de Pamandzi. Si les responsables affirment ne pas faire de fixation sur les derbies à venir contre Jeux d’Afrique et Jeunesse Canon, ils admettent que ces matches entre Pamandziens auront une saveur particulière.

“Nos adversaires, ce sont tous les clubs de division régionale. La différence qu'il peut y avoir entre les clubs de Pamandzi sera au niveau des valeurs du club, l'essentiel c'est que chacun s'y retrouve. Maintenant, les confrontations entre clubs de Pamandzi auront un autre goût, car on a le même public. Nous on ne se tiendra pas seulement à ça, l'objectif de maintien, c'est la priorité !”, estime Mohamed Soilihi Ahmed Fadul.

Le club ne compte pas qu’une équipe fanion. Il y a aussi les minimes, les cadettes, les cadets et une équipe évoluant en honneur. Avec toutes ces équipes, le but est de former des jeunes basketteurs qui pourront se confronter à la dure bataille de l’élite une fois en équipe première. Et pourquoi pas à terme grimper, accrocher le titre officieux de la meilleure équipe de Pamandzi. Si tel était le cas, cela garantirait une place quasi certaine dans le carré final des play-offs.

 

Faïd Souhaïli

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