Traversée par barges : une incompréhension aux conséquences économiques non négligeables

Un technicien d’une société allemande de renommée internationale n’a pas réussi à se faire comprendre par deux cadres de la Direction du Service des Transports Maritimes, et les barges ont tourné à moitié vides toute la journée, mercredi 18 février 2026. À la suite d’un communiqué publié plus tôt dans la presse, les conducteurs de véhicules se sont abstenus de faire traverser leurs engins. Il y a eu, comme qui dirait l’autre, un couac dans l’affaire.

Un communiqué à destination du grand public, diffusé par la Direction du Service des Transports Maritimes (DSTM), gestionnaire des barges au sein du Département-Région de Mayotte, annonçait une immobilisation de deux navires hier mercredi 18 février et ce jour, jeudi 19 février 2026, pour des raisons d’entretien technique.

« Pour une fois, on ne saurait leur reprocher d’avoir anticipé les choses suffisamment tôt », se plaisaient à remarquer nombre d’usagers des barges. Un satisfecit qui fut de courte durée, car le désagrément annoncé n’a finalement pas eu lieu, au grand étonnement des passagers comme du personnel embarqué et non embarqué de la DSTM.

Au départ de Dzaoudzi, les deux quais avaient été désertés par les automobilistes, et les piétons ont eu droit à des barges à moitié vides toute la journée, sans les traditionnelles bousculades au moment d’embarquer.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, les agents de la DSTM en service dans les gares maritimes ne disposaient d’aucune information particulière sur cette situation pour le moins inhabituelle.

« Nous ne savons absolument rien ! Nous avons appris, comme tout le monde, que le trafic allait être perturbé pendant deux jours, mais aucune consigne ne nous a été donnée à ce sujet », a répondu l’un des responsables positionnés à la gare maritime du quai Ballou, vers 11 heures hier mercredi.

Une fluidité inhabituelle dans les mouvements de camions — empruntant quotidiennement les barges à cet endroit — qui n’a pas échappé aux conducteurs de taxis, rangés avec discipline devant la clôture de l’embarcadère pour récupérer leur clientèle sans avoir à s’égosiller. Mais alors, à quoi rime toute cette histoire ?

Renseignements pris auprès du Département-Région de Mayotte, cette situation serait la conséquence d’une incompréhension entre deux cadres de la DSTM et leur homologue allemand employé par la société « Shuttle », qui fabrique les propulseurs utilisés dans les moteurs des barges. Ses interlocuteurs mahorais n’auraient pas compris qu’il n’était pas nécessaire de mettre à l’arrêt les navires « Chatouilleuses » et « Iman » pour procéder à l’inspection.

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