Le gouvernement français va émettre un avis négatif en cas d’adoption du projet de loi porté par le sénateur Guyanais Georges Patient au nom du groupe RDPI au Sénat. La proposition de loi examinée hier jeudi dans l’après-midi, vise à accorder une dérogation à la loi Hulot de 2017 imposant un moratoire à la France dans la recherche, l’exploration et l’exploitation d’hydrocarbures (gaz et pétrole) jusqu’au 31 décembre 2040. L’objet recherché par les sénateurs et sénatrices ultramarins à travers ce projet de loi est une dérogation à accorder aux pays d’Outre-mer en général et aux départements de Guyane et de Mayotte en particulier. Avec Mayotte et les îles Eparses, la France détient la moitié des eaux du Canal de Mozambique dont les fonds contiendraient des milliards de mètres cubes de gaz et de pétrole qui pourraient changer l’avenir économique national.
Pour y parvenir, les défenseurs du projet de loi argumentent un changement de donne dans leurs régions respectives où des pays voisins se lancent dans l’exploitation d’hydrocarbures dans leurs eaux territoriales. Ce projet de loi divise au sein du gouvernement français : la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou, soutenant la démarche des sénateurs ultramarins dans les arguments qu’ils font valoir, tandis que sa collègue, Monique Barbut en charge de la Transition écologique s’y oppose en raison de la loi adoptée par la France à l’international sur le dérèglement climatique. A Mayotte deux associations de défense de l’environnement sont montées au créneau contre cette perspective d’une dérogation éventuelle dans la loi Hulot, mais elles ne proposent aucune alternative qui pourrait pallier à l’insuffisance de financements dont l’archipel a cruellement besoin pour se relever des conséquences désastreuses du cyclone Chido.
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