Derrière les portes des maisons, loin des regards et des institutions, une autre violence se joue. Elle ne concerne ni les disputes de couple ni les faits divers de rue. Elle traverse les générations, s’enracine dans les liens familiaux et frappe d’abord les plus jeunes. Les violences intrafamiliales hors couple, commises par un parent, un beau-parent, un frère, une sœur ou un autre membre de la famille, sont en hausse en France. Mais à Mayotte, ce sont surtout les chiffres faibles qui interrogent.
Au niveau national, les services de police et de gendarmerie ont enregistré en 2023 près de 83000 victimes de violences intrafamiliales non conjugales. Dans trois cas sur quatre, il s’agit de violences physiques ; dans un cas sur quatre, de violences sexuelles.
Ce type de violences est massivement dirigé contre des mineurs : 5 % des victimes de violences physiques et 96 % des victimes de violences sexuelles étaient mineures au moment des faits. Depuis 2016, les enregistrements progressent fortement, en moyenne de plus de 12 % par an, avec une hausse encore plus marquée pour les enfants que pour les adultes. Ces chiffres révèlent une réalité brutale : la famille, censée protéger, est aussi un lieu majeur de violences faites aux enfants…
Journaliste passionnée par les sujets de société, vous me retrouverez souvent dans les rubriques éducation, santé et environnement. Quand je ne suis pas sur le terrain ou en train de rédiger un article, j'explore les merveilles naturelles de Mayotte.





































