Au nord de Mayotte, sur l’îlot de M’tsamboro, des migrants vivent cachés depuis des années dans la précarité. Invisibles depuis la terre, ils survivent grâce à des petits travaux et à l’aide d’habitants voisins. Une réalité en décalage avec les discours officiels de fermeté contre l’immigration clandestine.
Ils ont entre 13 et 20 ans. Originaires d’Anjouan, aux Comores, ils vivent depuis près de deux ans reclus sur l’îlot de M’tsamboro, au nord de Mayotte. Invisibles depuis la terre, leur présence raconte pourtant une autre réalité de la lutte contre l’immigration clandestine.
Sous une bâche tendue entre quelques arbres, une dizaine de jeunes Anjouanais s’abritent tant bien que mal. Leur quotidien est rythmé par la quête de nourriture. Banane en régime sur l’épaule, chambo en main, ils parcourent les 16 km² de plages et de forêts de l’îlot pour glaner de quoi manger. La pêche complète ce régime de survie, rendue possible grâce à un canoë fourni par l’un des habitants de la commune voisine.
Leur principal moyen de subsistance repose sur de petites tâches effectuées pour le compte des habitants du village de Mtsamboro…




































