Trois mois après sa prise de fonction, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, était auditionnée par la délégation sénatoriale aux Outre-mer ce jeudi matin. Une audition de deux heures, au cours de laquelle Mayotte a occupé une place importante, tant les difficultés du territoire restent emblématiques des fractures ultramarines.
Dès l’ouverture, la ministre a donné le ton. Pas de grandes annonces spectaculaires, mais une ligne revendiquée de prudence : « Je ne suis pas là pour promettre ce que nous pourrions ne pas tenir ensuite. »
Revenant sur son déplacement sur l’île mi-décembre, Naïma Moutchou a voulu nuancer l’idée d’un territoire totalement paralysé : « J’ai vu à Mayotte d’abord que le territoire n’était pas à l’arrêt. » Elle a cité la poursuite des travaux de l’usine de dessalement, l’amélioration des effectifs aux urgences et l’engagement de certaines communes dans la construction d’écoles. Des avancées réelles, mais encore fragiles…
Passionnée par la petite et la grande histoire d'hier et d'aujourd'hui j'aime raconter le quotidien des personnes qui fondent un territoire.





































