Transport collectif urbain : Quel nom pour le réseau ?

Transport collectif urbain : Quel nom pour le réseau ?

Depuis lundi et jusqu’à jeudi, les Mahorais sont invités à répondre à un sondage sur le futur nom du réseau de transport collectif urbain. Narendre, Oupepo, ou encore Ylang Bus, l’idée est que les habitants puissent d’ores et déjà s’approprier le projet. Quand verra-t-il le jour ? Quels seront les villages desservis ? À quelle fréquence ? Éléments de réponse.

 

Longtemps attendu, il prend forme petit à petit. Quel nom pourrait porter le futur transport urbain de Mayotte ? Sur : http://bit.ly/2gzjz02 , la parole vous est donnée. Caribus, Demabus, Maybus, Narendre, Oupepo, ou encore Ylang bus, 6 choix sont possibles. C’est en mars 2011 que la mairie de Mamoudzou initie le projet. En janvier 2016, la CADEMA (Communauté d’agglomération Dembeni Mamoudzou) voit le jour, l’élaboration du projet lui est transférée. Avant ce transfert de compétences, trois lignes étaient prévues. La première aurait eu pour trajet Hauts Vallons- Passamainty, la seconde collège de Doujani- Kawéni, et la dernière, Tsoundzou Vahibé, en passant par Passamainty. Avec l’assistance en maitrise d’ouvrage prévue pour 2017, le périmètre du transport devrait s’élargir jusqu’à Dembeni. Il en est de même pour le nombre de bus, 22 étaient prévus, le chiffre pourrait être revu à la hausse. La question de la tarification revient souvent, cette assistance devrait aussi apporter un éclaircissement sur ce point, mais une grille tarifaire en fonction de la situation de chacun devrait être appliquée. Que vont devenir les taxis ? Mohamed Hamissi, responsable des études rassure : “les taxis ne disparaitront jamais, on pourra même collaborer”.

 

Un projet qui ne verra pas le jour avant 2020

 

Une collaboration qui pourrait se faire de nuit, quand les bus ne circuleront plus. “Pour les habitations reculées, ou pour ceux qui travaillent la nuit”, précise Mohamed Hamissi, car les bus pourraient circuler de 5h30 à 20h. Les 22 bus ou plus, en fonction de l’AMO (assistance maitrise d’ouvrage) devraient contenir jusqu’à 80 places, assises et debout. L’étroitesse des routes de l’île pose une question : Où vont-t-ils se garer? Les embouteillages ne vont pas s’intensifier ? Le responsable des études explique que 28 mètres de longueur qui regrouperaient double voie de bus, de voitures, piste cyclable et trottoir, seraient affectés au projet. Il faudrait alors tout recommencer, peu probable. “Actuellement une étude foncière est en cours”, explique-t-il. Pour ce qui est de la fréquence, aux heures de pointe la L1 par exemple, pourrait faire 6 passages par heure, et aux heures creuses une dizaine. Mohamed Hamissi rappelle que “la fréquence dépendra des aménagements. Un bon aménagement est indispensable à une bonne qualité de service.” Comment convaincre les élus et les cadres d’abandonner leur voiture pour contribuer à la diminution de la pollution et des embouteillages ? “Par un service de qualité”, répond Mohamed Hamissi. “On vise la perfection”. Une perfection qui justifie l’attente, le projet ne devrait pas voir le jour avant 2020, les travaux débuteront d’ici deux ans

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