26/11/2009 - Economie : Financement des associations

26/11/2009 - Economie : Financement des associations

 

 

{xtypo_dropcap}D{/xtypo_dropcap}urant deux jours, et en présence de représentants de mairies, de syndicats intercommunaux et d'établissements publics, ils ont découvert que l'Europe dispose d'un panel d'aides conséquent, dont ils comptent bien demander l'application pour 2010.

 

Trois questions à Malgorzata Hiszka, responsable du département formation de Welcom Europe, basée à Paris.

 

Mayotte Eco : Quelle était votre mission durant cette formation ?

Malgorzata Hiszka : Nous avons pour rôle de former, informer ainsi que d'assister les porteurs de projets, les candidats aux subventions européennes, aussi bien directement issues de la Commission européenne que toutes les aides européennes qui sont déléguées aux Etats en tant qu'autorité nationale de gestion. Mon rôle, c'est de transmettre mon savoir-faire pour former les potentiels porteurs de projets à Mayotte pour décrocher les subventions, afin de mener à bien leurs projets.

 

ME : Quel bilan tirez-vous de l'utilisation des fonds européens à Mayotte ?

MH : Hélas je m'aperçois, au bout de deux journée de formation, que c'est finalement quelque chose de nouveau, d'encore très peu connu pour les participants. Pour tout ce qui est approche européenne, il y a un déficit criant d'information, ce qui est dommage puisque les fonds existent bien et pourraient être disponibles. Nous avons déjà vu avec les participants le programme Fed, le Fonds européen de développement, pour la zone océan Indien, qui est disponible puisque le document de stratégie régionale a été adopté.

Ensuite, il existe d'autres programmes thématiques, comme par exemple "acteur non étatique", "investir dans les ressources humaines", "sécurité alimentaire", qui sont ouverts à Mayotte. Et puis les programmes horizontaux, comme par exemple "stabilité", "le droit de l'homme et respect de la démocratie", sont également ouverts à Mayotte.

Il existe une dernière porte d'entrée : les programmes intracommunautaires, pour lesquels Mayotte a signé des accords avec la Commission européenne, qui sont par exemple le programme "éducation tout au long de la vie", le programme "recherche et développement", "programme média", "programme culture"….

Donc de multiples et diverses opportunités de financement qui sont ouvertes d'ores et déjà à Mayotte. Evidement, l'accession au statut de département viendra ajouter de nouvelles aides aux programmes existants, qui vont faire partie de la politique régionale de cohésion, que l'on appelle aussi les fonds structurels.

 

ME : Quels ont été les montants engagés en 2009 par l'Europe à Mayotte ?

MH : Malheureusement, il est impossible pour moi de vous donner des chiffres uniquement pour Mayotte, car simplement tous les programmes fonctionnent sur des périodes pluriannuelles, et ensuite les montants sont attribués par enveloppe générale à répartir dans toute la zone Afrique de l'Est et océan Indien. On attend toujours l'approbation du document stratégique pays Mayotte, quoi devrait voir le jour en 2010. Une fois qu'il sera validé, on pourra parler d'allocations financières propres à Mayotte, mais pour l'instant ce sont des gros montants pour la période 2007/2013 pour toute la région, ou alors pour les programmes thématiques qui sont ouverts sur différentes zones géographiques.

 

ME : Que faire pour accélérer l'accession aux aides rattachées au statut de région ultra périphérique ?

MH : Surtout, il faut anticiper, anticiper et anticiper ! Ca veut dire qu'il faut se familiariser avec les stratégies, avec tous ces documents bilatéraux de partenariat qui ont été signés avec la Commission européenne. Il faut prendre connaissance des stratégies européennes, dans la région, dans la thématique, dans le domaine, et une fois que le porteur de projet connaît la stratégie politique de l'Europe dans le domaine qui l'intéresse à Mayotte, là on peut commencer à créer des fiches projet, et surtout discuter avec les responsables de programme, aussi bien avec la direction générale du développement au sein de la Commission, qu'avec l'office de coordination Europed basé à Bruxelles, qu'avec la délégation de la Commission européenne à l'île Maurice, pour savoir si le projet correspond bien aux attentes de la Commission européenne.

 

Propos recueillis par Nadia Christoph

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