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éducation

Nul n’ignore que le jeune et dynamique président du 101ème département est un internaute assidu des réseaux sociaux. Ainsi, il n’hésite pas à communiquer avec son électorat sur le net et y publier ses communiqués de presse. Ainsi, vendredi 11 novembre, Daniel Zaïdani a annoncé sur son profil Facebook le déplacement d’une délégation d’élus en Métropole pour y rencontrer les étudiants boursiers. Ali Moussa, Saïd Salimé et Daniel Zaïdani, qui les rejoindra par la suite, ont donc entamé ces rencontres avec des membres de la direction des affaires scolaires et universitaires (Dasu). "Les élus du conseil général de Mayotte et les cadres en charge des bourses seront en déplacement en Métropole au plus près des étudiants afin de faire le point sur les versements des bourses. A cette occasion, nous pourrons, également, échanger sur les 44 jours de grève que viennent de frapper notre île. Ce déplacement revêt pour moi une importance capitale car nous restons convaincus que l’avenir se construit dans le dialogue et la compréhension."

 

Malheureusement, la démarche ne semble pas avoir séduit les principaux concernés et la tentative d’apaisement a eu l’effet contraire. Plus de 70 réactions ont été enregistrées et bien peu sont positives quant à cette initiative du président. "Une chose m’interpelle, et je pense que je ne suis pas la seule, concrètement avec quoi ses agents de la Dasu paient leurs billets ? L’argent qui leur a permis d’acheter les billets n’aurait-il pas permis de payer les bourses de quelques étudiants ou doctorants ?", peut-on lire, ou encore : "Des étudiants et lycéens, il n’y en a pas qu’en France M. le président... Les étudiants et lycéens mahorais de la Réunion veulent également avoir ce genre d’opportunité".

 

Des élus du conseil général de Mayotte et des cadres en charge des bourses seront en déplacement en Métropole "au plus près des étudiants afin de faire le point sur les versements des bourses", signale le président Daniel Zaïdani. "A cette occasion, nous pourrons, également, échanger sur les 44 jours de grève qui viennent de frapper notre île. Ce déplacement revêt pour moi une importance capitale, car nous restons convaincus que l’avenir se construit dans le dialogue et la compréhension". La 1ère réunion entre les élus, la Dasu (Mayotte et Paris), la médiatrice de la zone et les étudiants, a eu lieu hier dimanche à Toulouse dans la salle de réunion de la cité U Daniel Faucher à 15h. L’heure et l’endroit ayant été décidés seulement deux heures auparavant, de nombreux étudiants de la région n’ont pas pu s’y rendre.

 

Programme de la délégation :

- Bordeaux : Mardi 15 novembre à 11h30

- Nancy : Mercredi 16 novembre

- Rennes : Jeudi 17 novembre

- Clermont-Ferrand : Vendredi 18 novembre

- Paris : Samedi 19 novembre à 14h30 à la Maison de Mayotte.

 

Dans un courrier envoyé au vice-recteur, Rivomalala Rakotondravelo, le secrétaire départementale du SNU ipp Mayotte, l’informe du dépôt d’un préavis de grève pour le 23 novembre, afin de réclamer le versement de la Dotation spéciale instituteurs (DSI) du mois d’octobre, ainsi qu’"un engagement ferme pour le versement régulier et sans retard de la DSI les prochains mois", le syndicat majoritaire des enseignants du premier degré ayant constaté que "depuis le mois d’avril, la DSI est versée dans les comptes des instituteurs de façon irrégulière".

 

Après 5 mois sans avoir reçu leur bourse, les doctorants mahorais crient au secours. Il y a quelques jours, ils ont appris que le mandat effectué par le conseil général de Mayotte avait été rejeté. Fahoulia Mohamadi, doctorante en chimie à l’Université de Perpignan, a alerté à plusieurs reprises le CG sur la situation des doctorants mahorais en juin 2011 et fin septembre 2011. Le problème provient du règlement des bourses de la Dasu (Direction des affaires scolaires et universitaires), qui considère un doctorant comme un étudiant en conditionnant la bourse doctorale à l’obtention d’une bourse du Crous. Or, un doctorant ne perçoit pas de bourse du Crous. Les doctorants mahorais ont demandé au CG de changer son règlement, mais sans succès jusqu’à présent.

 

"Alors plutôt que de changer le texte, la Dasu a demandé une "dérogation" au Trésor public et a mandaté 2 mois de bourse en septembre. Les virements on été rejetés par le Trésor. Nous sommes à 5 mois sans bourse et dans une indifférence qui est plus que vexante. Aucune alternative n’est proposée. En parallèle, nous devons être présent au labo et assurer notre travail qui implique une équipe entière, notre laboratoire d’accueil et plusieurs collaborateurs", se plaint Fahoulia Mohamadi. Ali Moussa, conseiller général de Chirongui et président de la Coba (Commission des bourses et des aides) affirme que tout est fait pour résoudre le problème. "Nous avons mandaté la bourse doctorale en septembre, mais le Trésorier payeur général (TPG) a rejeté les règlements en raison de l’article 10 de notre règlement intérieur. Le mouvement actuel de grève empêche beaucoup de choses, dont la tenue de la Coba. Ce mercredi 9, nous présenterons le texte modifié, puis cela passera en commission permanente avant d’être présenté au TPG dans les plus brefs délais. Je tiens à dire que, malgré la grève, les agents de la Dasu travaillent afin de résoudre les problèmes des étudiants et doctorants mahorais."

 

Pour les doctorants qui aspirent pour certains à venir enseigner dans le futur centre universitaire de Mayotte, la pilule est difficile à avaler. Certains ont les banques et leurs bailleurs qui désirent toucher leurs échéances, alors qu’ils sont sans le sou et ne peuvent travailler sous peine de mettre en péril leur doctorat. Peut-être que si le CG change enfin ses textes, le TPG sera plus conciliant et versera les bourses aux doctorants. Mais ces derniers ne sont pas les seuls à vouloir être payés par le CG…

 

La division des examens et concours du vice-rectorat informe les candidats qui ne sont pas sous statut scolaire et qui se présentent au baccalauréat général, technologique et professionnel ainsi qu’au certificat d’aptitude professionnel (CAP) et brevet d’enseignement professionnel (BEP) que les dates de pré-inscriptions à ces examens sont : pour les CAP et BEP, du 24 octobre à 8h au 18 novembre à 12h00 ; pour les baccalauréats général et technologique, du 24 octobre à 8h au 17 novembre à 16h ; et pour le baccalauréat professionnel, du 8 novembre à 8h au 9 décembre à 12h.

 

Les candidats libres (appelés aussi candidats individuels) peuvent s’inscrire directement à l’accueil du vice-rectorat (rue du collège BP 76 97600 Mamoudzou), où un ordinateur est mis à leur disposition du lundi au jeudi de 8h à 12h et de 13h30 à 16h, et le vendredi de 8h à 12h. Pour toute information complémentaire, consulter le site internet du vice-rectorat : www.ac-mayotte.fr rubrique "Elèves – Etudiants – Candidats individuels – Parents".

 

Dans un communiqué, la direction de la recherche et de l'enseignement supérieur (Dres) du conseil général de Mayotte, via son service valorisation et diffusion de la connaissance scientifique, informe qu’elle réalise actuellement un travail de recensement et de numérisation des données bibliographiques sur Mayotte (rapports, publications, thèses, etc.).

 

Un portail numérique doit permettre par la suite de rendre accessible ces données à tous (étudiants, enseignants, chercheurs, grand public, etc.). Pour ce faire, il est demandé à toute personne (étudiants, chercheurs, salariés, enseignants, etc.) ayant en sa possession tout type de documents de recherche sur Mayotte de bien vouloir contacter le service valorisation et diffusion de la connaissance scientifique au 0269.64.36.56 ou par courriel : soihirat.elhadad@cg976.fr.

 

Dans un message envoyé à notre rédaction, Daniel Peyon, le proviseur du lycée de Sada, en réponse à un article publié dans notre édition d’hier, affirme que depuis mercredi matin, "un nombre plus important que la semaine dernière d’élèves et de professeurs était présent au lycée, dès 7h" et que "le service de demi-pension fonctionne également", signalant ainsi que "le personnel du lycée de Sada répond donc de plus en plus présent pour prendre en charge nos élèves". Il rappelle que "le prétendu droit de retrait ne peut pas s’exercer puisque, jusqu’à présent, le lycée de Sada ou ses abords immédiats ne présentent aucun danger".

 

Réuni ce lundi en assemblée générale, le personnel enseignant et non enseignant du lycée de Sada a décidé d’utiliser son droit de retrait jusqu’à la fin de la grève, pour cause de manque de sécurité aux abords du lycée, mais aussi sur le trajet vers l’établissement. Les enseignants ont ainsi exprimé leur ras-le bol. En effet, depuis le début de la manifestation, une dizaine d’enseignants ont été agressés. Pour Daniel Peyon, le proviseur du lycée, l’établissement reste ouvert et fera "en fonction du nombre d’élèves et d’enseignants présents". Ce lundi, à 13h, les élèves ont été renvoyés chez eux.

 

Dans un message transmis à notre rédaction, Jean-Pierre Combet, le directeur de l’entreprise Matis, informe qu’en accord avec le conseil général, le service de transport scolaire sera rétabli ce lundi 31 octobre, "étant entendu bien sûr que son fonctionnement sera dépendant des barrages éventuels". Il rappelle que cette précision mérite d’autant plus d’être faite que ce dimanche matin, deux nouveaux arbres ont été abattus sur la chaussée aux entrées et sorties de la ville de Koungou.

 

Les personnels enseignants et non enseignants de Mayotte étaient appelés à voter pour leur représentant dans les différentes instances paritaires, lors d’élections professionnelles qui se sont déroulées du 13 au 20 octobre de manière électronique. Dans un communiqué, Yann Durozad, cosecrétaire général du Snes Mayotte, se félicite d’une "victoire massive et sans appel de la FSU et ses syndicats dont le Snes et le Snuipp".

 

Le Snes a en effet obtenu 65% des voix pour la commission paritaire des professeurs certifiés (13 sièges sur 19) et 65% pour la commission paritaire des professeurs agrégés (4 sièges sur 5), la FSU 92% pour la commission des professeurs non-titulaires (3 sièges sur 3) et 59% au Comité technique de proximité (7 sièges sur 10) et le Snep 100% des voix pour la commission paritaire des professeurs d’EPS (5 sièges sur 5). De son côté, Rivomalala Rakotondravelo, le secrétaire départemental du Snuipp, se réjouit que 80% d’instituteurs et de professeurs des écoles aient renouvelé leur confiance dans son syndicat, qui obtient 6 sièges sur 7 à la Commission administrative paritaire des enseignants du premier degré.

 

M. Durozad relève également qu’"au niveau national, le Snes est en progrès et recueille plus de 50% des voix sur l’ensemble des commissions paritaires, loin devant le second qui n’obtient que 10,43%. Dans le même temps, la FSU a confirmé sa place de première fédération de l’Education Nationale avec 40,7% des voix au Comité technique ministériel". Pour lui, ces résultats sont "un désaveu cinglant de la politique ministérielle et la preuve de l’attachement de nos professions à un syndicalisme exigeant".

 

Le syndicaliste constate également que "cette victoire sans appel produit déjà ses effets : le vice-recteur nous a accordé une audience pour jeudi 27 octobre, audience que nous demandions depuis début septembre ! Nous y ferons avancer les dossiers qui nous tiennent le plus à coeur : une autre politique éducative ambitieuse, constructions scolaires, non renouvèlements de séjour, congés administratifs...". Enfin, au sujet de la reprise du transport décidée par le conseil général pour ce lundi, M. Durozad signale que la FSU lève donc son droit de retrait mais demande "à tous d’être vigilants (enseignants, élèves) quand ils se rendront dans les établissements scolaires".

 
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