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 Un premier livre universitaire sur les langues mahoraises Foued Laroussi, professeur des universités en sciences du langage, linguistique et phonétiques générales à Rouen, s'est penché sur la linguistique mahoraise. Son livre, "Langues, identités et insularité, Regards sur Mayotte" est une première approche sur la situation linguistique locale.
"M algré son insularité, Mayotte a toujours été ouverte aux apports étrangers. Sa situation géographique – à l’entrée du canal de Mozambique – l’expose à l’arrivée de tous ceux qui empruntent cette voie maritime sans obstacles. Historiquement, elle a des liens de proximité forts avec les autres îles de l’archipel des Comores et la grande île de Madagascar, ce qui explique la présence, sur son territoire, de deux langues locales, l’une d’origine bantoue, le shimaoré, l’autre d’origine malgache, le shiboushi. Celles-ci cohabitent avec la langue institutionnelle et officielle, le français. Exposée à une démographie galopante, une immigration massive et une mondialisation grandissante, Mayotte est aujourd’hui en pleine mutation socioculturelle. Rassemblés par Foued Laroussi, les textes composant cet ouvrage ne portent pas exclusivement sur Mayotte. Il nous a semblé pertinent de tenir compte des expériences et actions qui ont été menées dans d’autres pays ou sur des situations linguistiques semblables. Par la diversité des regards qu’elles apportent sur Mayotte, ces contributions enrichissent le débat sur la situation linguistique mahoraise." Ce livre, bien que technique, enrichit le travail actuel mené par différents linguistes sur les deux principales langues locales, le shimaoré et le shiboushi, dans le but d'arriver un jour à l'enseignement de ces langues. |
Commentaires
Il faut juste collaborer et ouvrir Mayotte sur les autres iles. Le shimahoré, c'est du shi—zouani donc du shi-comores, n'isoler pas la langue mahoraise pour en faire une langue particulière.
Quant au shi-boushi,c'est juste un dialecte malgache. Citer