Dossier : Rapport d'activités des services de l'Etat
Janvier 2010
523M€ dépensés par l'Etat
Lors de la dernière session plénière du conseil général lundi 21 décembre, le préfet Hubert Derache a présenté le rapport d'activités des services de l'Etat à Mayotte en 2008. En tout, ce ne sont pas moins de 523M€ qui ont été dépensés par l'Etat en 2008, soit 13% d'augmentation par rapport à 2007 et +52% sur trois ans. Education, développement économique et social, aménagement équilibré et durable du territoire, cohésion sociale, sécurité, services à la population, accompagnement des collectivités territoriales… Les champs d'intervention de l'Etat à Mayotte sont très vastes. Voici les meilleurs extraits de ce rapport que vous pouvez vous procurer sur le site internet de la préfecture ou dans notre rubrique "Ressources et téléchargements" .
"Une vie gâchée." "C’est honteux !" "C’est toute une famille détruite, déshonorée…" Fâcheux propos d’une population mahoraise parfois gênée par le sujet de notre enquête. Indignée, de près ou de loin par ces adolescentes, ces enfants passant à l’acte sans en mesurer les conséquences futures. Au grand désarroi de leurs parents, grands-parents, tantes, oncles, de leurs proches, les filles-mères sont nombreuses aux quatre coins de l’île.
Pour qui n’est pas de la commune de M’tzamboro, se rendre dans ce village du nord de l’île peut s’apparenter à un périple. Situé au bout de la RN1 et du CCD1, M’tzamboro a été la première capitale des sultans de Mayotte. Peuplé dès le 13e siècle par des personnes originaires du Mozambique, M’tzamboro fut ensuite islamisé par des descendants d’Arabes venus d’Anjouan.
Mère de tous les vices ? Simple plaisir à boire ? L'alcool, chacun à son avis sur la question. Tabou culturel, diabolisé par les pratiquants musulmans, l'alcool cristallise beaucoup de colère, de rencoeur et de passion. La façon dont il est consommé à Mayotte(binge-drinking), s'apparente à un sprint à l'ivresse. De nombreux Mahorais en sont adeptes, les problèmes sociaux causés par une consommation excessive sont souvent relevés par les services sociaux et judiciaires. Au cours de notre enquête, certains de nos interlocuteurs ont suggeré la mise en place d'une "éducation" à la consommationd'alcool pour faire diminuer les comportements excessifs. D'autres prônent la fermeté et une stricte application de la loi. En réalisant ce dossier, mayotte Hebdo lance le débat pour que les différentes composanytes de la société mahoraise prennent conscience de l'ampleur du phénomène et que des solutions soient trouvées tous ensemble.